Entre Canberra et Melbourne

Après notre petit tour dans la capitale, nous nous en éloignons de quelques kilomètres vers l’ouest, pour aller visiter la réserve naturelle Tindbinbilla. Peu avant celle-ci, nous nous trompons de chemin et quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous tombons sur une gigantesque antenne parabolique: nous venons de trouver un centre de la NASA! Grâce aux panneaux explicatifs, nous apprenons que cette parabole a notamment été utilisée lors de l’expédition Apollo 13!

Le parc Tindbinbilla abrite une faune sauvage très importante et dès notre arrivée, nous croisons des dizaines de kangourous. Comme il s’agit d’une réserve, ils sont protégés par une barrière, les empêchant de rejoindre la route, mais évidemment, ils restent sauvages. Ce parc a surtout attiré notre attention, grâce à la présence d’ornithorynques. Un ranger nous indique que le meilleur moment pour les voir est le matin très tôt, et le lendemain, dès l’ouverture des portes, nous sommes aux premières loges pour les observer, au bord du lac dans lequel ils ont élu domicile. La brume ne s’est pas encore dissipée et nous apercevons nos premiers platypus sauvages! Ils sont assez loin, mais grâce aux jumelles, nous voyons parfaitement leur tête à bec et leur dos. Le lac abrite également des cygnes noirs (eh oui, de même qu’en Nouvelle-Zélande, les cygnes ne sont pas blancs!) et des oies Magpie.

Lorsque le soleil a dissipé la brume, les ornithorynques se font plus rares et nous visitons alors le reste de la réserve. Nous commençons par la zone où se situent les wallaroos (une espèce bien distinctes des kangourous et des wallabies!), et autres marsupiaux bondissants, mais nous n’en apercevons que de loin. Nous avons plus de chance dans la forêt d’eucalyptus, dans laquelle nous croisons quelques wallabies, ainsi qu’un koala, en pleine sieste, sur sa branche. En faisant le tour de son arbre, nous le réveillons, et nous nous observons alors mutuellement avec curiosité.

Après la pause pique-nique, nous faisons le tour des lacs du « sanctuaire » de la réserve, où la faune aquatique est riche, avec des pélicans, canards, tortues…Les ornithorynques, quant à eux, sont cachés.

Canard Musk

La dernière petite balade nous amène dans le coin de forêt, où nichent les oiseaux-lyre. J’ai été très surprise d’apprendre que ces oiseaux n’existent pas que dans les rêveries de l’enfant du poème « Loiseau-lyre » de Jacques Prévert, appris en primaire! Cet oiseau à queue magnifique et au chant puissant, est difficile à observer car il imite le son d’autres oiseaux, et même des hommes (bruit d’appareil photo, de tronçonneuse…), brouillant ainsi les pistes pour le traquer! On en trouve dans le sud est de l’Australie, et uniquement ici! Ils déploient leur queue lors des parades nuptiales, qui se déroule en hiver, et c’est pendant cette période que les chances d’en voir, ou du moins d’en entendre, sont maximales. Au cours de cette balade, nous n’avons malheureusement pas eu la chance d’en apercevoir, mais un beau défi s’offre à nous quand nous repasserons dans la région du New South Wales, dans 3 mois!

Après Tindbinbilla, nous rejoignons la côte, avec comme premier arrêt, Merimbula. Nous avions lu dans le Lonely Planet qu’il était possible de faire des croisières d’observation des dauphins pour 30$, alors que d’habitude, c’est au moins 3 fois plus cher! Contrairement à d’autres lieux, nous n’avons pas l’assurance d’en voir, mais nous tentons tout de même notre chance. Malheureusement, ceux-ci ne se sont pas montrés, mais nous avons tout de même passé un joli moment dans la baie, jusqu’à ce qu’un gros orage nous tombe sur la tête, avant notre arrivée dans le port…

Le temps se calme un peu, mais il pleuvra régulièrement pendant les jours suivants, nous décourageant un peu: froid + pluie, ce n’est pas l’image qu’on peut avoir de l’Australie! Notre étape suivante est Mallacoota et le parc national Croajingolong, où se trouvent les plus grosses dunes de sable du pays, ainsi que des varans géants. Mais finalement, après avoir longtemps attendu une éclaircie qui ne viendra pas, nous nous décourageons et nous continuons notre route. Dommage! Nous rejoignons finalement Lakes Entrance, une ville touristique dans laquelle nous faisons le plein de films au vidéo club!

Le lendemain, le temps semble enfin s’améliorer. Nous filons donc rapidement vers le parc national Wilsons Promontory, avec l’idée de nous dégourdir un peu les jambes! Encore une fois, le sort s’acharne contre nous puisque « the Prom », comme ils l’appellent ici, est fermé: des routes ont été endommagées lors d’inondations. A l’office du tourisme, on nous conseille tout de même une petite chute d’eau, Agnes falls, mais ça ne remplace pas les martins-pêcheurs géants qu’on était sensés voir dans le parc!

Nous atteignons donc plus tôt que prévu Phillip Island, au sud de Melbourne. Cette petite île, reliée par un pont, abrite une colonie de manchots pygmées (les manchots bleus), et de phoques. Ces derniers sont en fait sur une île un peu au large de l’île Phillip et nous ne les devinerons (plutôt qu’observerons) que grâce aux jumelles. Les manchots, quant à eux, s’observent essentiellement depuis « la parade des manchots », une grosse attraction touristique, où l’on assiste au retour des manchots à leur nid après leur journée de chasse, depuis un grand amphithéâtre. Bref, dans ces conditions, cela ne nous intéresse pas, mais nous tenterons tout de même d’en apercevoir aux Nobbies, des jolis rochers à la pointe sud ouest de l’île. Ces petits oiseaux, hauts comme 3 pommes, sont extrêmement craintifs et ils resteront cachés sous les promenades en bois jusqu’à ce que le calme soit revenu, c’est à dire, jusqu’à ce que l’accès soit fermé au public. Ainsi, nous n’en avons qu’entraperçus quelques uns entre les lattes de bois, mais ce n’est que partie remise, nous aurons certainement d’autres occasions d’en voir plus tard!