Le long de la Great Ocean Road

Après Ballarat, où nous sommes restés bien plus longtemps que prévu, nous quittons la région des mines d’or et nous nous dirigeons vers la Great Ocean Road. Cette section de la côte sud de l’Australie est, sans aucun doute, l’un des plus beaux sites de l’état du Victoria, et évidemment le plus visité.

Nous commençons par rejoindre la côte et la ville du Torquay, capitale du surf du Victoria. Celle-ci attire par ses belles vagues, mais ça ne doit pas être un bon jour, parce qu’à part un cours de jeunes débutants, nous ne voyons aucun surfeur. Nous poursuivons donc notre route et nous franchissons enfin la porte officielle du début de la Great Ocean Road, après avoir attendu que la pluie ne cesse, pour la photo. Cette route de 243 km de long, a été construite entre 1919 et 1932, dans le but de relier des villes uniquement joignables par bateau, mais également pour donner du travail aux soldats revenus de la première guerre mondiale. Elle est avant tout réputée pour la beauté de ses paysages, une côte aux falaises escarpées, façonnées par l’érosion.

A droite, un koukaburra

Après un premier arrêt pour voir une petite chute d’eau sans intérêt, nous nous rendons à Kennet River, un petit village qui attire grand nombre de touristes, grâce à sa forêt d’eucalyptus et aux pensionnaires de celle-ci. Sur les souvenirs d’André, nous empruntons un petit chemin non bitumé et à peine sortis de la voiture, nous apercevons un premier koala, siestant dans son arbre. Nous marchons une bonne heure et au cours de cette balade, nous observons une trentaine de ses copains, plus ou moins hauts dans les eucalyptus, et plus ou moins endormis. Vu l’heure avancée de l’après-midi, une bonne partie d’entre eux sont un peu actifs. En effet, les koalas mangent essentiellement le soir et la nuit, et le reste du temps, ils dorment ou se reposent. En effet, la principale alimentation des koalas est les feuilles d’eucalyptus et celles-ci étant pauvres en nutriments, le métabolisme très lent de l’animal permet de garder l’eucalyptus le plus longtemps possible dans l’organisme, afin d’en tirer le maximum d’énergie. L’eucalyptus contient également des substances toxiques que seuls les koalas sont capables de tolérer dans une certaine mesure, mais à trop forte concentration, elles leur sont fatales. Ils choisissent donc avec précaution les feuilles, les reniflent puis les goûtent. Les koalas ne boivent que très rarement, la quantité d’eau présente dans les feuilles d’eucalyptus étant généralement suffisante.


Nous avons notamment la chance d’assister à une bagarre entre 2 individus, probablement un mâle cherchant à s’accoupler avec une femelle non réceptive, à grands coups de couinements, de grognements et même de jet d’urine! Nous avons bien cru que le mâle allait tomber de sa branche, mais ce sont de sacrés acrobates et celui-ci est reparti, tout penaud, sur son bout de branche. Nous sommes d’ailleurs surpris de voir que les branches sur lesquelles ils sont, sont parfois très fines!

En redescendant par le même chemin, nous croisons un groupe de français nourrissant des dizaines de perroquets, nous permettant ainsi d’approcher de près ces oiseaux magnifiquement colorés.

Nous passons la nuit un peu plus loin vers Apollo Bay, sur une aire de pique-nique bien tranquille, et le lendemain, nous poursuivons notre découverte de cette Great Ocean Road, avec, pour commencer, Gibson Steps, puis les fameux 12 apôtres. Ces gros rochers au milieu de la mer, ont été formés par une érosion particulière de la falaise. Les vagues creusent celle-ci de manière plus prononcée à certains endroits, formant ainsi des alcôves et des petites péninsules. La mer continue d’éroder ces dernières, qui deviennent alors des arches, dont le plafond finit par s’effondrer. Ainsi, seul le pilier subsiste au milieu de l’eau, avant de s’effondrer à son tour. La falaise est ainsi érodée de 2 cm par an!

Les arrêts s’enchaînent, avec des points de vue tous plus impressionnants les uns que les autres: Thunder cave, London Bridge (nouvellement rebaptisé London Arch depuis l’effondrement d’une partie), l’Arche, et le Grotto, qui clôture cette route mythique. La côte, quant à elle, continue et nous la longeons encore un peu, avant de bifurquer vers le nord, en direction du parc national du Mt Eccles.

London bridge