Sur le chemin vers Perth, nous nous arrêtons dans la ville de Bunburry, dont la baie est régulièrement visitée par un groupe de dauphins.
En arrivant dans la ville, avant d’atteindre la plage, nous tombons sur un match d’Aussie Rules ou football australien. Ce sport national se pratique essentiellement dans la moitié sud du pays et il diffère un peu du rugby de chez nous. Tout d’abord, pour les ressemblances, l’Aussie Rules utilise un ballon ovale, un peu plus petit qu’un ballon de rugby. Le terrain, ovale car terrain de cricket par la même occasion, mesure de 135 à 185m de long, sur 110 à 155m de largeur (soit 1,5 à 2 fois plus grand qu’un terrain de rugby) et les poteaux sont disposés aux 2 extrémités du terrain, mais ils sont au nombre de 4 par côté, au lieu de 2 au rugby. Les plaquages sont également autorisés, mais le jeu est suspendu chaque fois qu’un joueur rattrape directement un botté: les contacts sont donc plus rares. Les règles du jeu sont assez simples puisque pour faire des points, il faut botter entre les 2 poteaux du milieu (6 points) ou entre ceux des côtés (1 point). Les ressemblances avec le rugby s’arrêtent ici, mais d’autres aspects ne sont pas sans rappeler d’autres sports: comme au volley, les passes à la main se font par une manchette; comme au basket, les joueurs doivent dribbler; comme au football, certaines passes se font au pied. La morphologie des joueurs (au nombre de 18 par équipe) n’a également rien à voir avec les rugbyman: comme il n’y a pas de mêlée, il n’y a pas besoin de piliers! Un autre détail: un joueur court en moyenne entre 25 et 30km par partie, comparativement à 10km pour un joueur de foot, et seulement 4km pour un joueur de rugby. Enfin, la mise en jeu après une touche se fait par l’un des arbitres, qui, dos au terrain, lance le ballon par dessus sa tête.
Nous assistons à la fin du match, avant de rejoindre la plage pour le repas du soir et de trouver un endroit pour la nuit. Le lendemain matin, nous nous levons en même temps que le soleil, et nous filons de nouveau sur la plage, espérant y apercevoir 1 ou 2 dauphins, et en une matinée d’attente, ce n’est pas mal tout ce que nous verrons: 2 dauphins faisant un très rapide passage dans la baie, avant de retourner au large. Nous arrivons également trop tard pour les excursions en mer de « nage avec les dauphins », puisque celles-ci se terminent fin avril et nous sommes le 2 mai! Dommage, ça aurait été un bon moyen de fêter notre cap de mi-voyage! Eh oui, déjà 6 mois que nous sommes en vadrouille…!
Nous quittons donc Bunburry un peu déçus. Sur la route de Perth, nous faisons des arrêts à Mandurah puis Rockingham, d’autres villes réputées pour leurs dauphins, mais nous n’y apercevons aucun aileron. Nous arrivons dans le sud de Fremantle juste après la nuit tombée. Nous attendons donc le lendemain matin pour visiter cette ville, annoncée dans le Lonely comme étant remplie d’artistes en tout genre, et « caractérisée par sa créativité, sa décontraction et son ouverture d’esprit ». Bien que nous n’ayons pas remarqué tout ça, cette petite ville est sympathique, avec quelques jolies maisons.
Nous rejoignons ensuite Perth pour l’après-midi. Cette « grande » ville est comme un cap dans notre découverte de l’Australie, puisqu’elle annonce le début de l’ouest sauvage. Nous ne nous y attardons donc pas, tout pressés que nous sommes d’arriver sur cette côte pleine de promesses. Nous arpentons tout de même son centre-ville, qui a notamment une jolie arcade typée médiévale, et nous profitons de la fraicheur de son agréable Kings Park. Avec l’ouest, nous avons en effet trouvé un beau temps et une chaleur constants. Nous avons maintenant hâte de pouvoir nous baigner, d’autant plus que nous avons appris lors de la visite du cape Leeuwin, qu’un courant marin chaud longe la côte ouest!



