Notre premier arrêt sur la côte ouest sauvage est la minuscule ville de Lancelin. Celle-ci est bordée de magnifiques dunes de sable blanc, sur lesquelles nous allons nous promener, avant de pique-niquer à l’ombre.
Nous continuons notre route jusqu’à Cervantes, où se trouve l’un des paysages les plus surprenants que j’ai vu de l’Australie jusqu’à maintenant: le désert des Pinnacles. Il s’agit d’un champ de roches, allongées et verticales, qui semblent plantées dans le sol. Le tout est entouré d’un merveilleux décor de sable jaune doré.
Bien que personne ne sache exactement comment ces formations se sont créées, plusieurs hypothèses ont été émises, dont les 2 principales partent d’une forêt de grands arbres.
Pour la première théorie, il s’agirait de restants d’une couche de roches prisonnière de racines d’arbres. L’acidité de la pluie infiltrée, combinée à celle des racines à permis la consolidation de cette couche de roches. Après la mort de cette forêt et l’érosion des zones non solidifiées par les racines, ce paysage de pinnacles est apparu.
La deuxième théorie, quant à elle, part de cette même forêt qui aurait été ensevelie par le sable. L’acide libéré par ceux-ci lors leur décomposition ainsi que l’infiltration de l’eau de pluie, a solidifié le sable autour des troncs. L’érosion a donc été plus lente pour ces zones, par rapport aux autres.
Quoi qu’il en soit, ce paysage surréaliste est à couper le souffle. Nous nous promenons à travers ces monolithes, tout d’abord à pies, puis en voiture. Nous baptisons ici nos filets anti-mouches achetés quelques jours plus tôt et nous bénissons notre investissement. Nous avons peut-être l’air un peu fous avec notre grillage de camouflage, mais nous rigolons bien en voyant les autres pratiquer le « salut australien », pour chasser les dizaines de mouches qui leur tournent autour du visage.
Ces mouches sont en effet une véritable plaie dans le pays. Présentes de partout, elles viennent du nord et sont donc moins abondantes les jours de vent du sud. Elles ne craignent ni le soleil, ni la pluie, mais dès que la température descend en dessous de 12°C, elles meurent. Avant l’arrivée des blancs sur le territoire, il y en avait quelques unes, mais celles-ci avaient du mal à survivre. Leur nombre a explosé grâce à l’élevage de bétail, car elles se reproduisent dans leurs excréments. Ce sont en fait les femelles qui sont les plus embêtantes car à la recherche de nos protéines pour rester fécondes et de notre eau, elles n’hésitent pas à se poser sur notre peau et préférentiellement vers nos muqueuses (nez, bouche…). Les mâles, quant à eux, se contentent de nous tourner autour, car où nous sommes, il y a des femelles!
Un point important, elles détestent être « à l’intérieur » de quelque chose et ne rentrent donc qu’accidentellement dans les maisons ou autre habitacle. Ainsi, pour s’en débarrasser, on nous conseille de porter un vêtement ou un sac posé sur la tête, afin de simuler un « intérieur ». Pour notre part, nous avons préféré l’option de la moustiquaire de tête. Plus aucune mouche, moustique, insecte…ne nous effraye!
Conscient de ce fléau, le gouvernement australien a pris exemple sur Hawaï, qui, en important des scarabées qui se nourrissent des excréments de bétail, a permis d’éradiquer ce problème.
Après notre balade au milieu des Pinnacles, nous poursuivons notre route et nous nous arrêtons au bord du lac Thétis, où se trouvent des stromatolites. Ces structures biogéniques et organiques sont construits par des bactéries: elles ne sont pas vivantes mais les bactéries elles, le sont! Ces dernières sont la première forme de vie sur terre ayant dégagé de l’oxygène, permettant ainsi la formation de notre atmosphère et donc du développement de la vie marine et terrestre plus complexe. Il faut cependant avouer qu’à l’oeil nu, ces stromatolites ne ressemblent à rien d’autre qu’à des roches rondes, sur le bord de l’eau…Cependant, de telles stuctures sont maintenant extrêmement rares.
Nous terminons notre journée à Jurien Bay, où nous constatons bien après la tombée de la nuit, que le lieu où nous avons élu domicile n’est pas autorisé au camping. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir cherché un éventuel panneau. Tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à le mettre plus visible!




vous êtes tres bien avec vos chapeaux-moustiquaires. Le sable blanc est plus blanc que blanc et le désert des Pinnacles impressionnant surtout suite a tes explications.Je te lis toujours avec plaisir,je voyage et apprend avec vous. bisous.