Bien à l’est de la Ningaloo Reef se trouve le parc national Karijini. Celui-ci, situé dans la région du Pilbara, a été façonné il y a 2500 millions d’années et couvre 6274 m². Il est réputé pour ses spectaculaires gorges, ses chutes d’eau, ses piscines naturelles, l’abondance de sa faune et de sa flore, mais également pour les incroyables couleurs de ses falaises. Le rouge est en effet maintenant dominant dans les paysages, que ce soit au niveau de la terre ou des roches, de par la présence de fer.
Le Pilbara est l’une des 9 régions de l’Australie Occidentale et détient en effet la plus grande partie du minerai de fer de l’Australie. Tom Price, à une quarantaine de kilomètres du parc, est d’ailleurs l’une des « grandes » villes minières qui en extrait. Celui-ci est ensuite acheminé par voie ferrée jusqu’à Port Hedland, où il est exporté, principalement en Asie.
Nous effectuons les 650 km de ligne presque droite, qui séparent Exmouth de Karijini et nous arrivons à l’entrée du parc en début d’après-midi. Seule la moitié de celui-ci a des routes bitumées et évidemment, les plus beaux sites nécessitent d’emprunter les « dirty roads ». Pour une fois, celles-ci sont indiquées comme accessibles aux véhicules standards, et bien que d’après notre contrat de location, nous n’ayons tout de même pas le droit de les emprunter, nous décidons de tenter notre chance. En roulant doucement, ça devrait passer! Notre vieux van de 400 000 km gère la distance comme un chef et les 60 km de terre battue se font assez bien, malgré les secousses. Enfin, je dirais plutôt « presque bien », puisqu’en arrivant au parking, nous constatons avec effroi que notre coffre n’est pas hermétique et que la fameuse poussière rouge de la route « sale » s’est infiltrée absolument partout dans le van. Nous serons dûs pour un grand nettoyage à la fin de la journée!!
Nous commençons par nous rendre à l’Oxers lookout, le lieu où se rejoignent les gorges Red, Weano, Joffre et Hancock. Il est difficile de décrire ce que nous ressentons à ce moment, tellement la vue est impressionnante. Probablement que le sentiment n’est rien comparé à celui ressenti lorsqu’on découvre le majestueux Grand Canyon, mais ne l’ayant pas encore vu, je n’ai pas de point de comparaison. Quoi qu’il en soit, malgré le temps grisâtre, la couleur rouge des falaises parsemées d’arbres verts, l’étroitesse des gorges et l’eau bleue qui ruisselle dans ses profondeurs nous laissent bouche bée. Encore une fois, nous nous sentons bien petits! Il y a quelques années, il était autorisé de descendre dans le fond des gorges mais suite à des accidents dus à la brusque montée des eaux, il est maintenant fortement déconseillé d’y aller.
Nous nous rendons ensuite à la gorge Knox puis aux chutes d’eau Joffre, avant de quitter la route de terre et de prendre place dans l’un des campings du parc.
Joffre falls et gorge Knox
Ce camping n’a pas été choisi au hasard puisqu’il est annoncé que de nombreux dingos vivent dans les alentours et viennent régulièrement le visiter. Ces animaux descendent de chiens domestiques redevenus sauvages. Des preuves fossiles permettent d’estimer que les dingos sont arrivés en Australie il y a environ 4000 ans, mais des études sur l’ADN mitochondrial les dateraient bien avant l’arrivée des premiers hommes, il y a 5000 ans.
Redoutables prédateurs, les dingos ont évincés plusieurs autres carnivores comme le thylacine (un loup marsupial), maintenant éteint ou le diable de Tasmanie qui n’est plus présent qu’en Tasmanie, où le dingo est absent. Cependant, ce « toutou » roux est un animal bien peureux qui s’approche peu des habitations, à la différence des chiens sauvages, habitués à l’homme et qui créent donc plus de dégâts dans les élevages. Les dingos ne sont donc pas dangereux pour l’homme, mais il est tout de même recommandé de surveiller les jeunes enfants.
Pour limiter la propagation des dingos, une « Dingo Fence » de 5320 km a été construite dans les années 1880, afin de protéger la région sud-est du pays. Il s’agit ainsi de la plus longue barrière au monde.
Malheureusement, nous ne verrons pas de dingo dans le camping et il nous faudra attendre de sortir du parc Karijini pour en apercevoir un, un court instant. Mais c’est mieux que rien!
Le lendemain, nous nous rendons à la gorge Dales, juste à côté du camping, puis aux chutes Fortescue et à ses piscines naturelles, Fern et Circular. Ces sites sont desservis par une route bitumée et bien que jolis, ils ne valent pas ceux vus la veille. Encore une fois, nous ne regrettons pas notre écart dans le contrat de location, ni notre heure de nettoyage du van!
Nous avons passé 2 très belles journées dans ce magnifique parc que nous recommandons chaudement à quiconque visite l’Australie. Côté faune, nous n’avons cependant rien vu des kangourous rouges, goannas et autres lézards à collerette. Dommage!







Hummm de voir ca ca me fais realiser que je vais devoir repeter et repeter encore longtemps…Quand il y a des interdictions ce n’est pas pour rien…ma fille a 3 ans et vous…un petit peu plus pis vous prenez encore des chances…ayoye j’ai pas fini!;) mais bon faut avouer que cela nous a offert d’extraodinaire paysage ca vallait surement le detour;)
Bisou a vous 2|:) xxx Annie
vous avez joué dans la terre rouge (nettoyer le van) moi,j’écoute le tennis de Roland Garros .Continuez votre beau voyage,je lis tous tes messages,Emeline. bye