Nous quittons une nouvelle fois Katherine, mais pour cette fois ne plus y revenir. Nous entamons ainsi la longue descente vers le sud, direction Alice Springs, puis Uluru.1177 km nous séparent de la 2ème plus grande ville du Territoire du Nord, avec peu de choses intéressantes à voir sur le trajet. La route s’avère donc longue et les prochaines journées monotones.
Peu après Katherine, nous faisons tout de même rapidement une première halte, au parc national Elsey. Dans celui-ci se trouvent des sources chaudes, où nous aimerions bien nous tremper. En fait de véritables sources chaudes, il s’agit en fait d’eau réchauffée par la terre, dont la température est normale à cette profondeur. Il n’y a donc pas de point chaud et ces sources ne sont donc pas de véritables « sources chaudes ». Peu importe, en sortant de terre à 34°C, elle devient juste tiède au niveau de la piscine thermale de Mataranka. Cette piscine a été aménagée pendant la 2ème guerre mondiale pour les officiers séjournant dans la région, mais après la guerre, elle fut ouverte au public.
Après notre petite baignade, nous faisons la petite marche jusqu’au point de sortie de cette source et nous tombons sur la rivière dans laquelle elle se jette. Celle-ci est également autorisée à la baignade, mais au lieu de l’eau claire, bleue-verte translucide de la source, elle est vert-jaune opaque (et froide!), donc bien moins attirante. De plus, des « freshies » l’habitent et même si ils ne sont pas considérés comme dangereux, c’est tout de même impressionnant. Nous en apercevons d’ailleurs – grâce à un couple qui nous les a montrés car nous serions sans doute passés à côté – 3 crocodiles, se réchauffant sur un tronc d’arbre. Incapables de réguler leur température corporelle, celle-ci doit pourtant rester dans les alentours de 32°C, les obligeant à alterner entre réchauffement au soleil et rafraichissement dans l’eau. Bien qu’ils soient un peu loin, nous sommes tout de même enchantés d’en avoir vu!
Nous nous rendons également à la source de Bitter Springs mais nous ne nous y baignons pas. Par rapport à sa voisine, n’étant pas aménagée, elle a l’avantage d’être plus sauvage. Cependant, bien que l’eau soit bien claire, de la vase flotte par endroit à sa surface et ce n’est pas très engageant.
Nous passons la nuit sur une aire de repos qui n’a rien d’extra, d’autant plus qu’elle est déjà bien remplie et que comme malheureusement bien souvent, nous avons un voisin qui démarre sa génératrice, et ce, pour le reste de la nuit…
La journée du lendemain est consacrée à rouler et n’est donc pas palpitante, mais le surlendemain, nous atteignons les Devil’s Marbles, à une centaine de kilomètres au sud de la ville de Tennant Creek. Sur le parking du site, nous croisons un dingo qui attend patiemment qu’un bout de steak tombe d’une assiette, ou qu’un touriste ait pitié de lui, ce qui ne doit pas être rare, vu les airs de chien triste qu’il prend pour nous amadouer.
Les Devil’s Marbles ressemblent aux Remarkable Rocks de Kangaroo island, et ont donc été formés de la même manière. La seule différence réside dans le fait qu’avant d’être exposé à la surface, le magma n’a pas uniquement été fissuré horizontalement, mais également verticalement. Quoi qu’il en soit, ces boules sont tout aussi surprenantes que celles de Kangaroo island!
Nous continuons ensuite notre route sur la Stuart Highway, la grosse route nord-sud qui traverse l’Australie, vers Alice Springs.






encourage toi emeline la generatrice est surement pas pire que le « delco » au chalet a gerard;)