Direction le sud

Après avoir plongé dans la merveilleuse Grande Barrière, nous quittons rapidement Cairns, direction le sud. A partir de là, nous nous dirigerons tout doucement vers Sydney et nous pouvons maintenant dire que nous sommes en fin de voyage en Australie. Nous avons d’ailleurs avancé notre billet d’avion de quelques jours, afin de rejoindre plus rapidement Hawaii et la chaleur qui va avec.

Enfin, même s’il n’y a plus rien de « gros » à voir, la côte est nous réserve tout de même certaines belles surprises. Nous commençons par nous rendre aux Boulders. Comme leur nom l’indique, il s’agit de gros rochers lisses. Ceux-ci se trouvent dans le lit d’une rivière à courants dangereux et malgré la pluie, nous aimons le lieu.

 

Nous nous rendons ensuite jusqu’à la ville de Mission Beach. Située en bord de mer, mais surtout à proximité de forêts humides, il s’agit de notre dernière chance d’observer des casoars sauvages, et cette fois-ci, la chance nous sourit enfin, puisque nous n’avons même pas à nous enfoncer dans les bois pour en voir. C’est apparemment très fréquent que des casoars viennent en ville pour chercher de la nourriture, et ce jour, un beau spécimen se promène carrément sur le parking de l’office du tourisme. Ainsi, (malheureusement) habitué à la présence des hommes, celui-ci se laisse volontiers photographier sous tous les profils!

 

Il existe 3 espèces de casoar, mais le plus commun est le casoar du sud, qui est le 3ème plus grand oiseau sur la planète, après l’autruche et l’émeu, mais le 2ème plus lourd, et curieusement, les femelles sont plus grosses que les mâles. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui s’occupent de couver les oeufs et d’éduquer les poussins. Ces derniers naissent avec un plumage brun, afin de se camoufler au mieux au milieu de la végétation, et en grandissant, n’ayant alors plus de prédateurs, ils peuvent se parer de couleurs chatoyantes. Contrairement à ce que l’on peut penser, leur casque n’est pas fait de corne ou d’os, il est en fait mou et spongieux, et est recouvert d’une petite couche de kératine. Bien qu’ils se nourrissent essentiellement de fruits, les casoars sont omnivores et peuvent donc de temps en temps, manger des invertébrés et de petits vertébrés. Il s’agit habituellement d’oiseaux timides mais ils peuvent devenir très agressif. Il est ainsi fortement déconseillé de leur tourner le dos et bien évidemment de les nourrir. Enfin, il faut enfin savoir que ces oiseaux sont en danger d’extinction, du fait de la diminution de leur habitat, la forêt humide. 10% de cette population australienne est d’ailleurs actuellement menacée, suite à la destruction d’une partie de la forêt par le cyclone Yasi, survenu en février dernier.

Ravis de cette rencontre, nous poursuivons notre route jusqu’au parc national Girringun, au niveau de la ville d’Ingham, dans lequel se trouvent la chute Wallaman. D’un dénivelé de 268m, celle-ci détient le record de hauteur en Australie et même si elle est, paraît-il, bien plus impressionnante pendant la saison humide, nous l’apprécions tout de même à sa juste valeur, et pour une fois, le temps brumeux ajoute du charme à cette cascade, qui déverse son « mince » filet d’eau, dans un gros vrombissement et qui camoufle sa base d’un épais nuage de vapeur.

Le lendemain, nous dépassons Townsville pour nous rendre dans son zoo, le Billabong sanctuary. Je sais que certains vont dire « encore?! » mais nous avions une bonne raison d’y aller, et surtout, c’est la dernière fois que nous avons la possibilité de câliner des kangourous et koalas. Allez, nous l’avouons, nous pensions que nous pouvions ici prendre gratuitement dans nos bras un koala. La pub était alléchante: « prenez gratuitement vos propres photos de vous, avec un koala dans les bras », mais celle-ci oubliait de mentionner que pour avoir le droit de le porter, il fallait payer pour qu’eux nous prennent en photo. Une tierce personne pouvait alors utiliser son propre appareil photo pour immortaliser soi-même l’instant. Bref, ce n’est pas grave, nous avons payé et nous ne regrettons pas, même si nous apprenons que le koala est en fait très bête et qu’au lieu de savourer le câlin que nous lui faisons, il se dit simplement « tiens, quel arbre étrange ».

 

Rien à voir avec Tom le wombat, nourrit au biberon après avoir été trouvé dans la poche de sa mère décédée sur le bord de la route. Lorsque le parc a été fermé au public suite au cyclone Yasi qui a ravagé une partie du zoo, Tom a perdu 20% de son poids. Il a ensuite retrouvé son poids initial, depuis qu’il est de nouveau le centre d’attention de la « wombat experience »! Diagnostique du vétérinaire: Tom a souffert d’une dépression car il n’était plus suffisamment câliné.

Tom, au pays merveilleux des wombats

Même s’il s’agissait ici « encore » d’un zoo, toutes les animations proposées nous ont tout de même occupés une bonne partie de la journée, et nous avons appris plein de choses intéressantes.