Les jour suivants ne sont pas très palpitants. Nous roulons plusieurs jours d’affilée en direction de Brisbane, tantôt sur autoroute, tantôt sur des petites routes de campagne. Nous croisons d’ailleurs avec surprise quelques champs de coton, d’agrumes, ainsi que quelques baobabs et de gros buissons de cactus. En Australie, ces derniers ne poussent donc visiblement pas dans le désert, comme on pourrait le croire.
Quant aux températures, elles sont de plus en plus difficilement supportables. Les journées sont belles et ensoleillées mais dès que le soleil commence à décliner, le froid glacial prend le relai jusqu’au milieu de matinée suivant. Nous faisons donc régulièrement le plein de bois le long de la route, en prévision du feu de camp du soir, voire également du matin.
Au cours de l’une de ces journées, nous frôlons la catastrophe. Juste avant de croiser un camion, l’un de ses pneus explose et son garde-boue vole dans les airs. A quelques mètres près, celui-ci atterrissait en plein milieu de notre pare-brise! Le nombre de morceaux de pneus explosés que nous croisons depuis 3 mois ½ est d’ailleurs vraiment impressionnant. Les pneus sont-ils utilisés jusqu’à usure? Ou peut-être roulent-ils tout simplement beaucoup plus que nous? Ou bien encore, les routes en France et au Canada sont plus souvent nettoyées qu’en Australie?
Nous arrivons à Brisbane dans l’après-midi et nous n’y faisons qu’un rapide tour. Pas d’endroit pour y dormir gratuitement, pas grand chose qui nous attire ici, nous continuons notre route après une petite marche à travers son centre-ville.
Brisbane marque le début de la Gold coast. Avec plus de 300 jours de soleil par an et pas d’hiver ou d’automne proprement dit (juste une saison humide (été) et une saison sèche (printemps)), cette côte est un véritable aimant à touristes en quête de cancer de la peau. Les immenses tours d’hôtels et de logements longent la plage et fleurissent régulièrement, toujours plus hautes. Comme l’a dit très justement une petite fille croisée sur la plage, « ils vont vraiment réussir à toucher le ciel »! Nous nous rendons à Surfers Paradise, et comme son nom l’indique, cette ville attire son lot de surfeurs (novices ou confirmés), comme le reste de la Gold Coast, que l’on peut observer depuis la plage, ou bien dans les rues, planche sous le bras et wetsuit qui dégouline. Même les bancs sont en forme de planche de surf. Toute une ambiance…
Nous ne nous attardons pas très longtemps dans ce monde, trop « Alerte à Malibu » à notre goût, et nous préférons retourner dans le petit village de Canungra, traversé quelques heures plus tôt, où se est organisé un rodéo le lendemain. Après celui de Katherine (Territoire du nord), nous avions hâte d’assister à un nouveau rodéo et nous constatons rapidement que dans le Queensland, nous nous trouvons dans la cour des grands. Ici, tout s’enchaîne avec fluidité sur fond de musique country, et ce, sur la journée entière. Et cette fois, dans l’épreuve du bull riding, ce n’est pas tout le temps le taureau qui gagne! Le rodéo, ils ont ça dans le sang au Queensland, et depuis leur plus jeune âge, si on en croit les minis qui chevauchent chevaux et taurillons comme des grands!
Nous nous régalons, nous ne voyons pas le temps passer et seule la nuit tombée nous rappelle que nous, simples touristes, nous ne sommes pas équipés pour rester ainsi en extérieur par ce froid poignant. Il est temps de nous enfermer dans le van.




j’adooooore : « un véritable aimant à touristes en quête de cancer de la peau » !!!!!! C’est vraiment très vendeur!!
et sinon, vous avez eu une sacré « chance » dans votre accident, ça aurait bien pu être pire!! C’est pas très sécurisant tout ça…