3 jours aux Galapagos

Après une nuit dans le bus, nous rejoignons Guayaquil, où nous ne tardons pas à décoller pour 2 petites heures de vol jusqu’à Baltra, une petite île des Galapagos. Cet archipel est composé de 12 grandes îles et 12 petites, dont 5 seulement sont habitées. Ainsi, sur Baltra ne se trouve que l’aéroport et nous devons donc prendre une navette jusqu’au canal la séparant de l’ile de Santa Cruz (au sud), puis un ferry pour environ 5 minutes de traversée, avant de reprendre un bus ou un taxi pour relier les 40km qui nous mènent à Puerto Ayora, la ville la plus peuplée de l’archipel. Enfin, il s’agit ici de la théorie puisque après avoir laissé partir les navettes archi bondées, nous apprenons que l’île de Baltra est désertée pour le reste de la journée. Nous nous retrouvons donc dans la navette du personnel d’une des compagnies aériennes, pour rejoindre le ferry, avant de prendre un taxi, car passé midi, il n’y a plus de bus…Nous venons ainsi de découvrir le rythme de vie des habitants des Galapagos!

Après avoir déposé nos sacs à l’hôtel, nous choisissons nos excursions pour les jours à venir. De nombreux touristes, la majorité en fait, choisissent de partir en croisière de plusieurs jours, afin de visiter les différentes îles de l’archipel. Pour notre part, au risque de ne voir que les îles les plus proches, nous avons opté pour des excursions à la journée, ce qui revient moins cher et évite de plus, d’avoir à dormir en mer.

Pour notre première journée, nous partons donc à la découverte de l’île de Seymour Norte, au nord de l’île Baltra. Peu desservie par les agences, il s’agit pourtant de notre coup de coeur des 3 jours. Après 45 minutes de bateau, nous posons le pied sur ce morceau de terre, habité uniquement par des colonies d’oiseaux, des lions de mer endormis au soleil, des iguanes marins et terrestres, et d’étonnants crabes des laves, rouges, bleus et oranges…N’ayant jamais été confrontés à l’Homme, ces animaux ne nous craignent pas et nous pouvons donc les approcher de très près. En effet, découvert en 1535, cet archipel ne fut revendiqué qu’en 1832 par l’Equateur et pendant près d’un siècle, il ne fut occupé que par quelques colons et quelques prisonniers. Ainsi préservés, ces animaux servirent notamment à Darwin pour étayer sa théorie de l’évolution, quelques années après son séjour ici en 1835.

 

Nous découvrons sur cette île les 2 emblèmes aviaires des Galapagos. Tout d’abord, les frégates superbes, dont les mâles arborent une énorme poche rouge sang sous le cou, nécessitant 30 secondes pour la gonfler, et ainsi impressionner leur belle. Leur plumage n’étant pas étanche, ils ne peuvent donc pas nager ou plonger. Quant à la deuxième espèce d’oiseaux, mes préférés, il s’agit du fou à pieds bleus, ou « blue boobies », qui semble avoir un véritable syndrome de Raynaud!

  

Tous ces oiseaux nichent au bord même du sentier que nous empruntons pour faire le tour de l’île et nous pouvons donc les observer à loisir, sous toutes leurs coutures, pour notre plus grand plaisir.

Après un repas à bord, nous échouons sur une plage de l’île Santa Cruz pour faire une petite séance de snorkelling (ou de sieste au soleil pour André), qui se terminera pour moi après une brûlure de méduse au pied.

Le deuxième jour, nous partons en excursion sur l’île de Isabella. Plus éloignée que la précédente, nous l’atteignons en 2 heures de traversée relativement agitée. En débarquant, nous apercevons quelques manchots des Galapagos, qui sont donc les manchots vivant le plus au nord. Nous nous promenons ensuite sur un bout d’île composée de roches volcaniques relativement récentes et abritant une multitude d’iguanes marins, difficilement percevables au premier regard, tant ils se fondent avec le noir des roches, ainsi que des lions de mer. Nous avons particulièrement adoré observer plusieurs dizaines de requins à pointe blanche, entasser dans une crevasse. Nous avons craint un instant pour la survie d’un jeune phoque venu s’amuser avec les queues des requins, mais ces derniers semblaient totalement désintéressés, heureusement pour le petit intrépide.

  

 

Nous enchainons ensuite avec une nouvelle séance de snorkelling où nous croisons plusieurs grosses tortues vertes, avant de rejoindre après le repas, un centre de reproduction des fameuses tortues géantes terrestres, endémiques et emblème des Galapagos. Bien qu’elles se ressemblent toutes, il en existe en fait une dizaine d’espèces. Longtemps chassées pour leur viande, celles-ci ont vu leur nombre décliner dangereusement, et sont toujours considérées comme « vulnérables ». L’une de ces espèce n’est d’ailleurs plus représentée que par un seul individu, Georges, 125 ans…

Nous terminons cette journée par un arrêt à une lagune, fréquemment visitée par des flamants roses, vraiment très roses!

Enfin, pour notre 3ème journée, nous nous rendons sur l’île Floreana, encore une fois située à 2 heures de navigation très agitée de l’île de santa Cruz. Nous y croisons de nouveau des iguanes marins, des lions de mer, des tortues vertes, ainsi que des tortues terrestres qu’on nous avait annoncées comme sauvages. Malheureusement, nous les découvrons dans un enclos de ciment et nous sommes donc un peu déçus de ne pas en avoir vu au détour dans leur habitat naturel.

Nous avons tout de même été enchantés de nos 3 jours aux Galapagos, véritable éden pour les amoureux des animaux, et particulièrement de la faune marine et aviaire. Nous espérons fortement que la taxe très élevée payée par chaque touriste à sa sortie d’avion, sert réellement à entretenir et protéger cette réserve naturelle. En effet, la pollution engendrée par notre bateau nous a fendu le coeur, l’argent n’étant visiblement pas investi dans le changement des moteurs des bateaux…