Nous quittons les Galapagos en milieu de journée, avec une meilleure organisation qu’à notre arrivée, et atterrissons à Guayaquil où nous prenons directement un bus pour Cuenca. 4 heures plus tard, nous nous installons dans cette charmante petite ville. Initialement, nous n’avions pas prévu d’y aller, mais n’ayant pas de départ pour Lima avant 2 jours, et étant peu emballés à l’idée de passer davantage de temps à Guayaquil, nous avons dû improviser.
Nous voici donc dans la 2ème plus belle ville du pays (après Quito), dont le centre historique a lui aussi été classé au patrimoine mondial culturel de l’UNESCO, en 1999. Outre ses jolies maisons, Cuenca est réputée pour ses chapeaux. Avec celle de Montecristi, sur la côte, cette ville est en effet la capitale du panama! Pour la petite histoire, ce couvre-chef doit son nom qui porte à confusion, au fait que de nombreux ouvriers en portait pour se protéger du soleil, lors de la construction du canal du Panama.
Symbole des mafiosos italiens, ce chapeau est fabriqué à partir des feuilles d’un palmier, qui bien que poussant partout en Amérique du Sud, présente une qualité paraît-il nettement supérieure en Equateur. Les feuilles sont séparées en fines fibres qui sont débarrassées de leur chlorophylle, soit en étant bouillies à Cuenca, soit séchées au soleil puis blanchies à la fumée de soufre à Montecristi. Il faut ensuite les tisser et cette étape peut prendre jusqu’à 6 mois pour les modèles les plus luxueux. Plus la fibre est fine, plus le tissage est long et compliqué, et plus le chapeau est souple: la lumière ne passe alors plus au travers! Il peut ainsi être roulé et passer dans une bague! Quant à leur prix, ils sont également impressionnants!
Le lendemain de notre petit tour en ville, nous prenons le bus en sens inverse pour rejoindre Guayaquil, avant de retourner à Lima et donc de retrouver le Pérou. Cuenca a ainsi été notre dernière étape en Equateur.
Nous n’avions pas prévu de rester aussi longtemps dans ce pays, mais je dois dire que nous avons été subjugués, dont le peuple porte encore des habits traditionnels, comme au Pérou et en Bolivie. Nous avons particulièrement adoré nos excursions aux volcans Cotopaxi et Chimborazo, qui nous ont ouvert l’appétit pour des treks futurs, que ce soit dans les semaines à venir, ou même à notre retour. L’altitude prend ici une toute autre dimension: bien que magnifiques également, nos sommets des Alpes et des Pyrénées, sont si petits comparés à tous ceux que nous voyons sur ce continent. La présence des lamas et de ses cousins, contribue également à nous dépayser, pour notre plus grand plaisir!
Nous ne regrettons pas non plus notre escapade dans les îles Galapagos, petite entorse à notre budget de baroudeurs, que nous rattraperons certainement dans la suite du voyage. La richesse de la faune nous a beaucoup plu, bien que nous ayons conscience que nous n’avons qu’effleuré cet archipel.
Bref, nous avons aimé nous attarder en Equateur, même si le coût de la vie est élevé! En effet, la monnaie officielle est ici le dollar américain et comme nous l’avions déjà remarqué au Cambodge où c’est également le cas, les prix flambent en comparaison des pays voisins. Enfin, nous ne pouvons pas non plus dire que la vie y est très chère, mais nous ne nous y attendions pas et cela nous a surpris. Cela dit, nous sommes heureux de constater que ce pays a ainsi amorcé son avancée économique.

