Notre première visite à Tokyo s’est concentrée sur les quartiers proches de notre hôtel, car non seulement le décalage horaire s’est fait sentir ces premiers jours (on en est à +8h par rapport à la France), mais également parce que nos quelques jours en Chine ont été bien intenses. Enfin rassurez-vous, nous n’avons quand même pas chaumé puisque nous avons marché plusieurs heures à travers la ville!
Nous avons donc été dans le quartier d’Asakusa, au nord est du centre, considéré comme étant encore assez traditionnel. Le temple Senso-Ji, le plus vieux de Tokyo, a été fondé en 628 par 3 pêcheurs qui auraient remonté dans leur filet une statuette en or. Ils édifièrent le temple pour la protéger.
Ce qui nous a immédiatement frappé, c’est la grande différence avec les temples chinois. Ces derniers étaient très colorés, tandis que celui-ci est très sobre, aux tons rouge, blanc et noir, avec un très grand toit. Il fait très zen, avec des tas de lanternes de ces mêmes couleurs. La bonne surprise vient aussi du fait que l’entrée est libre. Cela nous convient bien puisque le Japon a réputation d’être une destination chère et il est vrai que le budget grimpe très vite!
Nous avons observé le rituel des japonais venus prier: tout d’abord ils se purifient les mains et la bouche grâce à des fontaines prévues à cet effet, puis ils « s’aspergent » avec de la fumée d’encens qui brûle devant le temple, et enfin, après avoir jeté quelques pièces dans un grand coffre, ils vont prier.
Par la suite, ils peuvent utiliser une sorte d’horoscope: ils secouent une boîte en fer pour en faire sortir un bâton sur lequel est noté un chiffre correspondant à un tiroir. Dans ce dernier, ils trouvent un petit papier, qu’on suppose être leur horoscope.
Dans les temples shinto, ils peuvent également accrocher des tablettes en bois, sur lesquelles ils écrivent quelques mots, en signe d’offrandes.
Enfin, sur un genre de support, on trouve beaucoup d’omikuji, des petits bouts de papier contenant un oracle que les japonais accrochent pour conjurer le mauvais sort.
Nous avons ensuite profité des petites rues alentours, dont la rue Nakamise, datant de la période d’Edo et regroupant des boutiques d’artisanat japonais.
Enfin, nous rejoignons un restaurant conseillé par le Petit Futé dont nous ne regretterons pas l’adresse. Au menu, okonomiyaki!! Il s’agit de pâte à crêpe mélangée (ou séparée) à des ingrédients, que l’on fait cuire sur une plaque chauffante. La particularité de ce restaurant, c’est que la plaque se trouve sur la table du client, donc on faire cuire soi-même son repas. Le tout se mange évidemment avec des baguettes, et en chaussettes (comme dans beaucoup de lieux ici: hôtels, certains restaurants et même certains temples)!
Nous partons ensuite en direction du temple Yushima seido; nous avons pris la décision de faire la route à pied. En utilisant notre instinct, la boussole du GPS et les bouts de cartes dont nous disposons, l’aventure est intéressante. En route, Émeline propose de traverser la « Ville électrique » et le geek en André lui ordonne d’accepter.
Rendus à la station de métro Akihabara, nous la traversons et en l’espace d’un instant, l’ambiance change du tout au tout. Nous nous trouvons dans des rues remplies de néons, de héros de jeux vidéo ou de mangas japonais.
Nos oreilles sont stimulées ici par de la musique J-Pop et là par des airs de musique 8bits. La vie semble passer en mode accélérée, j’aurais envie de visiter tous les magasins de ce quartier! On y trouve, entre autres, des jouets, des jeux vidéos, des arcades, des magasins d’électronique et apparemment des cafés où les clients sont servis par des gens déguisés en bonne. Un magasin me fait particulièrement sourire puisqu’on y trouve seulement des costumes de maids. On trouve d’ailleurs plusieurs jeunes japonaises déguisées en bonnes justement ou en écolières sur les trottoirs qui distribuent des publicités. Nous avons réussi à en photographier une avec son accord.
Après quelques coins de rue où nos sens sont constamment stimulés (particulièrement ceux d’André) nous sortons de la ville électrique comme nous y sommes entrés, et nous reprenons notre recherche du temple.
Le Yushima Seido est un temple chinois confucéen, qu’André a trouvé très typé ninja, car il est très sombre, avec un toit vert clair. Puis pour terminer la journée, nous nous rendons au Kanda Myojin, dédié à la prospérité des affaires, au bonheur de la famille et aux bonnes rencontres. Nous n’avons pas prié, mais espérons tout de même qu’il nous porte chance pour la suite du voyage!


Et surtout, as tu vu des stickers d’ongles??? (hi!!)