Premiers pas au Vietnam

Après notre séjour parfait au Japon, nous voilà maintenant au Vietnam. Tout autre climat, toute autre ambiance, toute autre culture…On se croirait presque revenu en Chine! Notre première impression n’a pas été des meilleures.

Notre expérience a débuté avec le taxi, pris à l’aéroport. Nous lui avons montré où se situait notre hôtel sur une carte. Arrivé à destination, nous payons notre course avec un gros billet, pensant naïvement que le chauffeur nous rendrait la monnaie par rapport au prix indiqué au compteur…Quelle erreur, il a décrété que la somme était correcte. Il déguerpi rapidement, et nous nous apercevons alors que l’hôtel n’est pas le nôtre, car nous ne sommes pas dans la bonne rue…Ok les noms sont proches mais même nous, blancs-becs, nous voyons la différence…Heureusement, les 2 rues sont proches donc nous décidons d’y aller par nous-même. Nous croisons alors sur le chemin, un joyeux cafard de plusieurs cm de long, traversant gaiement le trottoir devant nos chaussures…Ca commence bien!

Le lendemain, nous nous levons requinqué par une bonne nuit de sommeil, nous sommes prêts à affronter ce pays!

Nous découvrons l’effervescence dans les rues. Les scooters zigzaguent dans tous les sens, sortant de nulle part. Les conducteurs klaxonnent continuellement, juste pour signaler leur présence et prévenir qu’ils vont tourner ou doubler, par exemple. Ils sont parfois plusieurs par 2 roues, nous en avons vu transportant jusqu’à 4 personnes. Les scooters peuvent être tellement chargés que nous autres occidentaux, nous n’aurions pas pu croire possible d’en mettre autant, que ce soit sur un scooter ou encore sur un vélo.

Evidemment, dès qu’un piéton souhaite traverser une rue, comme les feux de circulation sont rares, tous ses sens sont en éveil. Enfin surtout les nôtres, car un vietnamien qui traverse ne se pose pas de questions. De toutes façons, il sait qu’il va être évité par les véhicules, qui maitrisent les zigzagues. Un vietnamien va donc se lancer immédiatement, tandis qu’un touriste va attendre le moment qu’il juge propice, et cela peut prendre quelques minutes. Un touriste qui traverse rapidement, va être regardé avec admiration par des touristes fraichement arrivés dans le pays. En 24h, nous sommes presque passés dans la première catégorie, enfin cela dépend encore des rues!

Ce capharnaüm ne se situe pas juste dans les rues, mais également sur les trottoirs. En effet, tout d’abord, les scooters peuvent d’un coup décider qu’ils ont envie d’y grimper, que ce soit pour rouler dessus ou pour se garer. Dans ce cas, le piéton, qui attend sagement son moment pour traverser au passage clouté, va se faire klaxonner et limite rouler sur les orteils s’il ne cède pas rapidement sa place.

Ensuite, les très nombreuses petites boutiques étalent de bon coeur leur stock sur le trottoir. Les vendeurs s’assoient également sur le bitume, attendant nonchalamment le client. Les piétons n’ont donc pas le choix de zigzaguer eux aussi!

Nous voulions du changement, eh bien nous en avons!! Notre première journée a donc été chargée en apprentissage: comment traverser une rue, comment circuler sur un trottoir, comment éviter les attrapes-touristes…Il nous reste encore à apprendre le marchandage! En effet, les 8 bananes achetées 4€ à une petite dame à chapeau conique, à qui nous n’avons pas réussi à dire non, nous servira de leçon! Enfin, nous avons au moins appris nos premiers mots en vietnamien: « Không Cam on », qui signifie « Non merci »! 🙂

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