
Après la visite, nous reprenons le chemin direction Hoi An. Sur notre scooter, la petite pluie qui tombe est juste agréable en ce temps chaud et lourd. En arrivant à Hoi An, nous décidons d’essayer d’atteindre le site de My Son. Nous nous avouons vaincus, après une trentaine de kilomètres à errer à travers les champs et les minuscules villages. Sur le chemin du retour, le ciel se déchaîne et c’est tout trempés et grelottants que nous arrivons à l’hôtel. La visite de My Son se fera donc avec un guide le jour suivant.
Le lendemain, sur la route vers My Son, nous réalisons à quel point nous étions paumés la veille. Nous arrivons donc au site, après une heure de voiture et encore ce matin, la pluie est au rendez-vous. My Son est un site religieux d’une des ethnies vietnamiennes, les Chams, qui date du 4e siècle. On y trouve les ruines d’un ensemble de temples dédiés au culte de l’hindouisme. La visite commence par un petit spectacle de danse traditionnelle très impressionnant. Après cela, notre guide, un peu trop rapide à notre goût, nous amène vers les premiers groupes de ruines. Emeline a à peine le temps de prendre ses photos et ça l’agace un peu. A part cela, il est surprenant de voir que les briques constituant les temples ont été assemblées sans mortier. Les scientifiques pensent que les Chams utilisaient de la sève d’arbre pour les faire tenir ensemble. Le site est dans un piteux état à cause des bombes lancées sur le site pendant la guerre du Vietnam. On y voit d’ailleurs plusieurs trous d’obus. Mais heureusement, on peut encore reconnaître l’organisation des bâtiments, dont certains sont encore debout, et même presque complets. On se croirait un peu dans les Mystérieuses Cités d’or!!
Sur le chemin du retour, notre guide ajoute une visite non prévue à l’itinéraire. Nous nous arrêtons dans une maison où la dame y prépare du papier de riz. Ce papier, utilisé en cuisine pour faire les nems par exemple, est en fait une sorte de crêpe, faite avec de la farine de riz et de l’eau. La préparation est légèrement cuite sur une plaque et ensuite étendue sur un grillage, ce qui permet de la faire sécher au soleil, et ce durant une demi-journée. C’est agréable de voir un bout de vie vietnamienne!! Nous goûtons un petit bout de cette galette fraiche, mais la pensée de cette eau parasitée ayant servie à la faire, nous refroidi un peu. Nous rentrons ensuite à l’hôtel et c’est un après-midi bien relaxe qui s’en suit, avec cette pluie qui ne cesse de tomber. Certains moments sont d’ailleurs tellement intenses qu’on se croirait en période de mousson. De ce fait, la rivière a débordée et la rue la longeant est inondée. Mais il parait qu’ici, les montées d’eau de plus d’un mètre sont choses courantes et les habitants ne s’en préoccupent guère…N’empêche que nous, ça nous impressionne!!
