Good morning Cambodge!

Phnom Penh est la capitale du Cambodge, surnommée « la perle de l’Asie du sud-est » à l’époque coloniale. Elle regorge encore de très belles maisons de cette époque, qui donnent beaucoup de charme à la ville. La ville est longée par un fleuve, le Tonlé Sap.

Dès notre arrivée, on remarque immédiatement que l’ambiance générale est plus calme qu’au Vietnam. En effet, il n’y a pas de bruits de klaxons assourdissants, ce qui est un changement radical par rapport à l’autre côté de la frontière! De plus, on est prévenu par le Routard, lorsque les cambodgiens parlent, ils ne haussent pas le ton. Là encore, c’est très différent des vietnamiens, qui eux, ont toujours l’air de se crier dessus!

Nous sommes par contre un peu tristes de ne plus voir de chapeaux coniques, qui semblent être une exclusivité vietnamienne. André est donc immédiatement repéré avec le sien, et les cambodgiens lui disent régulièrement « Toi, tu es allé au Vietnam! ».

Autre exclusivité, mais cambodgienne cette fois. Ici, on ne trouve que très peu de taxis. Nous découvrons donc la joie d’utiliser les tuk-tuk! Il s’agit d’une carriole aux sièges en cuir, tirée par un scooter, et ça, il y en a absolument partout!! Nous n’entendons donc plus tous les 2 mètres « motorbike? », mais « tuk-tuk? »…A chaque pays sa spécialité!

Enfin, que serait le Cambodge sans ses moines? Vêtus de leur tunique plus ou moins orange (ça peut aller du jaune safran au rouge bordeau), ceux-ci se repèrent facilement et sont partout dans la ville. Le matin et le soir, on les croise en train de quêter leur nourriture auprès des commerçants et particuliers. En effet, les bonzes ont interdiction de travailler, et doivent donc être nourris par la population. On les rencontre également dans les pagodes, ou même sur des scooters, ce qui me surprend à chaque fois!

A Phnom Penh, nous visitons tout d’abord le Palais Royal, construit au début du XXe siècle. Les toits des bâtiments, en tuiles vernissées jaunes, bordées de tuiles vertes et bleues, sont du plus bel effet.

Shorea Robusta Roxb

Au sein des murs du Palais Royal, se trouve la pagode d’Argent. Elle a été érigée à la fin du XIXe siècle, puis a été reconstruite en 1962. Elle tient son nom des 5000 plaques d’argent qui constituent son carrelage. Chaque carreau est gravé de fleurs de lys et pèse 1kg. Malheureusement, seules quelques parcelles du sol sont visibles, la grande majorité étant recouverte d’un épais tapis. Cette pagode renferme plusieurs centaines de statues de bouddha, dont une réplique du bouddha de jade thaïlandais, ainsi qu’un bouddha d’or grandeur nature, de 90 kg, et incrusté de 2086 diamants dont le plus gros fait 25 carats!!

Nous visitons également quelques pagodes et je vois déjà venir la question « Mais vous n’en avez pas marre de voir autant de pagodes et de temples??? ». Eh bien en fait, non! Car comme vous l’avez peut-être déjà remarqué sur nos photos, chaque pays possède une architecture d’édifices religieux différente. Très colorés en Chine; plus sobres, sombres et à ambiance zen au Japon; colorés à tendance kitsch au Vietnam. Ceux du Cambodge sont impressionnants par la quantité de dorures, leur toits pointus et par la structure de leurs tombeaux, qui n’est pas sans nous rappeler l’architecture des tours Cham. Les édifices religieux de Phnom Penh ont malheureusement beaucoup souffert de l’occupation des Khmers rouges, qui en ont détruit une grande partie.

Wat Ounalom

A Phnom Penh, même si le Wat Phnom nous a donné la bonne surprise d’y croiser des singes, la pagode qui nous a le plus marquée est certainement Wat Ounalom, fondée au milieu du XVe siècle. A l’origine, elle comprenait une quarantaine de bâtiments, quasiment tous rasés par les Khmers rouges. A l’intérieur, un gardien nous propose, tout sourire, de sonner le gong, chose que j’exécute évidemment de bon coeur! Ca valait bien une petite offrande! Derrière le bâtiment principal se trouve un petit sanctuaire, qu’un gardien ouvre spécialement pour nous. Et là commence un grand moment: nous avons été bénis, à la façon bouddhiste!

Le gardien nous fait asseoir et nous invite à déposer un bâtonnet d’encens dans l’urne prévue à cet effet. Il commence alors à réciter sa prière en nous aspergeant d’eau parfumée, puis il trempe une bonne dizaine de bâtonnets d’encens dans l’eau qu’il tapote bien fort dans notre paume de main. Avec cette main mouillée, nous devons alors nous frotter le visage et je ne peux m’empêcher d’espérer que le parfum ne provoquera pas de photosensibilisation…Déformation professionnelle sans doute! André m’avoue par la suite qu’il a lui aussi eu une crainte: que le parfum n’attire les moustiques!

En effet, depuis que nous avons quitté Saigon, nous faisons bien attention à ces bêtes là, car nous sommes entrés en zone à risque de paludisme et de dengue. Pendant tout notre séjour au Cambodge, Laos et nord du Vietnam, nous sommes donc sous traitement médicamenteux et avec protection anti-moustiques rigoureuse!