Du rouge, de l’or, de la soie: bienvenue à Kyoto!

Nous voilà enfin à Kyoto, étape que nous attendions avec impatience, enfin surtout moi, depuis la sortie du film « Mémoire d’une geisha ». Kyoto, la ville de l’authentique, des geishas, des cerisiers en fleurs (enfin pas à cette période malheureusement)…Mais aussi comme nous l’avons constaté, la ville pratiquement sans métro donc où il faut marcher des heures ou bien prendre des bus bondés.

Pour notre première journée, nous sommes allés visiter des grands classiques de la ville.

Nous avons commencé par le Pavillon d’or (temple Kinkakuji) qui a été construit en 1397. Comme son nom l’indique, il est entièrement recouvert de feuilles d’or. Il a brûlé en 1950 et fut reconstruit à l’identique (à l’exception des feuilles d’or qui, à l’origine, ne recouvraient que le 2nd étage) en 1955. Il brille donc de mille feux et ça fait son petit effet!

Mais ce qui est encore plus beau, ce sont les érables qui l’entourent. Car grande surprise, ceux de Kyoto ont de l’avance sur ceux de Tokyo, leurs feuilles sont une palette de couleurs allant du vert orangé au rouge pourpre. C’est magnifique!! Et il faut croire que les japonais eux-même ne se lassent pas de ce spectacle, même si c’est le même chaque année, car les files d’attente pour poser devant les plus beaux spécimens sont longues!

Après une visite rapide du Pavillon d’or ( malheureusement, on peut juste en faire le tour), nous nous dirigeons vers les jardins zen du temple Ryoanji, réputé pour son jardin de pierres qui est, soit disant, le plus connu au monde dans son genre. Il est composé de 15 pierres plus ou moins grosses, disposées sur un parterre de gravillons blancs finement ratissés. Apparemment, quelle que soit notre position dans l’allée, nous ne pouvons apercevoir que 14 des 15 pierres. Pour qu’il conserve son aspect, le jardin doit être ratissé chaque jour. Nous avons été un peu déçus, car là encore, la visite est extrêmement courte puisqu’il n’y a qu’un seul jardin zen, le reste étant un petit parc.

Enfin, petit détour par le temple Ninna-ji, dont la pagode principale à 5 étages est vraiment impressionnante. L’allée de cerisiers qui y mène doit être superbe au printemps. Le nombre de visiteurs étant enfin moins important, nous profitons à notre tour des érables.

Avant de retourner à l’hôtel, nous décidons de passer dans le quartier de Gion ou quartier des maisons de thés, des geishas et des okiyas. Dans ce quartier, on change radicalement de décor, les maisons sont enfin en bois, à portes coulissantes, comme ce à quoi on s’attend lorsque l’on pense à la ville de Kyoto. Les femmes portant le kimono sont bien plus nombreuses qu’à Tokyo ou que dans le reste de Kyoto et les boutiques de tissus, kimonos, tongs également.

D’après les guides, il est maintenant rare de croiser des geishas dans les rues, car elles ont trop souvent été assimilées à des prostituées, notamment par les touristes occidentaux. Il est en effet difficile pour nous d’imaginer qu’elles ne soient sollicitées par les hommes que pour leur conversation, leur manière de danser et de jouer de la musique. Mais maintenant que nous côtoyons la culture japonaise, nous nous apercevons qu’elle est tellement différente de la nôtre que nous ne pouvons pas les juger trop rapidement. Les japonais peuvent vraiment nous surprendre!!

Nous pouvons donc parler de chance puisque nous avons croisé 2 apprenties geishas (maiko) dans le parc du quartier de Gion. Elles se prêtaient volontiers aux photos de touristes, mais lorsque nous sommes arrivés à leur hauteur, elles avaient terminé et semblaient pressées de s’en aller. Je n’ai donc pas eu le temps de leur demander l’autorisation de poser pour moi et malheureusement, je n’ai pu avoir qu’une photo de leur dos! Mais pendant ces quelques minutes, nous nous sommes sentis projetés dans un tout autre univers!