Le Gion corner est une salle de théâtre qui propose deux représentations par soir de 50 minutes sur les arts traditionnels japonais. Cela permet d’avoir une bonne approche de ceux-ci, pour nous autres touristes.
1- Tout d’abord, la cérémonie du thé. La tradition du thé a débuté en Chine au VIIIe siècle et a été amené au Japon par les prêtres bouddhistes à la fin du XIIe siècle. Cela était destiné à lutter contre l’assoupissement pendant les longues heures de méditation. Au XIVe siècle, la cérémonie du thé a été créée par un prêtre Zen et celle-ci s’est maintenue jusqu’à nos jours. Celle-ci doit respecter des mots comme calme, frugalité, grâce, esthétisme…Malheureusement, nous n’avons pas vu grand chose car, bien que nous étions placés au premier rang, cette démonstration se trouvait sur une estrade à loin de nous.
2- La musique au Koto. Cet instrument est une harpe japonaise et à la différence des harpes qu’on connait, celles-si sont couchées et se jouent donc à genoux. Il s’agit d’un instrument à 13 cordes, venu de Chine il y a environ 1300 ans, et au départ, il était utilisé pour divertir la cour impériale. Nous avons eu une démonstration de cet instrument par deux dames, durant l’art de l’arrangement floral. Les cordes sont pincées grâce à des onglets, portés par le pouce, l’index et le majeur de la main droite.
3- L’arrangement des fleurs (Ikebana). Les japonais ont commencé a arranger des fleurs dans des bouteilles depuis le VIIe siècle, lorsque le bouddhisme est arrivé de Chine. L’arrangement floral en tant que tel, a pris naissance sur les autels où des fleurs étaient disposées devant l’image des ancêtres pour apaiser les esprits. Au XVIe siècle, l’arrangement floral s’est répandu dans les maisons de thé, privilégiant la simplicité et le naturel. Il devient un art traditionnel japonais au XIXe siècle.
4- Le Gagaku, est une musique ancienne, qui signifie « musique élégante ». Encore une fois, cet art vient de la Chine et a été introduit au Japon au VIIIe siècle. Cette musique accompagnait les banquets de la cour impériale et les rites sacrés des sanctuaires et des temples. Nous avons eu une démonstration de cette musique, jouée par 4 personnes avec des sortes de flûtes, petit et gros tambours. Pendant ce temps, un homme déguisé en dragon orange dansait.
5- Le Kyogen (comédie ancienne). Il s’agit d’une sorte de danse jouée comme intermède entre les pièces. A l’origine, au XVe siècle, le Kyogen se composait de danses primitives comprenant des sketches acrobatiques joués pour l’abondance des moissons lors de la plantation du riz et lors des fêtes des temples shintoistes. Au XVIe siècle, il s’est répandu, notamment chez les samouraïs qui le considérait comme un art d’agrément.
Nous avons eu une pièce intitulée « Boshibari », qui raconte l’histoire de 2 servants piochant régulièrement dans les réserves de saké de leur maître, dès que celui-ci a le dos tourné. Ce dernier a donc l’idée de les attacher pendant son absence mais ils réussissent tout de même à vider les réserves du précieux breuvage. Ca nous a bien fait rire, même si, évidemment, nous n’avons compris aucun dialogue. Là est l’art de la comédie 🙂
6- Le Kyomaï (danse de Kyoto). Cette danse a pris naissance au XVIIe siècle, à l’époque pour la cour impériale. Elle est exécutée par des geishas et maikos (apprenties geishas) dans des salles ordinaires (et non des scènes de spectacle). Ces danses sont appréciées pour la beauté des geishas, leur costume, leur coiffure et la mise en scène. Cela nous a permis de les observer de près pendant 2-3 minutes, et de prendre des photos non volées!
7- Le Bunraku, ou théâtre de marionnettes. Ce sont des spectacles traitant de la vie quotidienne des marchants d’Osaka, qui au XVIe siècle, était la plus grande cité commerciale du Japon. Plusieurs acteurs sont nécessaires pour faire bouger la marionnette avec réalisme.
Nous avons eu une histoire intitulée « Oschichi en tour de surveillance contre les incendies ». Il s’agit d’une célèbre histoire d’amour, jouée pour la première fois en 1773 à Osaka. A la différence du spectacle du Kyogen, heureusement que nous avions lu l’histoire sur le pamphlet parce que nous n’aurions rien compris. En effet, il n’y a qu’une seule marionnette sur scène (animée par 3 personnes) mais plusieurs personnages sont sensés faire partie de l’histoire (le fiancé et le méchant qui doit épouser la fille parce que les parents de celle-ci lui doivent de l’argent). Par contre, il faut avouer que l’animation est très bien faite. Le seul hic concerne les acteurs faisant bouger la marionnette, qui sont présents sur scène, tout de noir vêtus, un peu comme dans la pub française pour une marque de lait dont j’ai oublié le nom. Bref, ça m’a rappelé cette pub donc je n’ai pas pu les prendre bien au sérieux 🙂





🙁 Oui a Hanoi ils aiment bien arnaquer les touristes…
Ca ira mieux ailleurs tu verras… prends les taxis Mai Linh ou Vinasun uniquement.
Tiens moi au courant par email par contre car je ne pense pas visiter le blog tous les jours et ca m’embeterait qu’on se loupe (tomateone@hotmail.com).
Bises !
Salut mon Thomas!!
On vient juste d’arriver à Hanoi, on se demande comment on va survivre :p On s’est déjà fait arnaquer par le taxi qui ne nous a pas rendu la monnaie, ni même laissé à la bonne adresse…Et les rues, wahou quelle galère!! je te tiendrai au courant quand on en saura plus sur nos dates! Bisous bisous!!
Hey salut Emeline !
Dis moi quand tu passes a Ho Chi Minh Ville que j’essaie d’etre dispo a ce moment la.
Eclatez-vous bien.
Bises.