Dernier jour à Dalat

Pour notre 3ème et dernier jour à Dalat, nous choisissons encore une fois un tour organisé, car même si on préfère se débrouiller par nous-même, c’est ce qui permet de voir le plus de choses en peu de temps. Nous voulons aujourd’hui visiter les environs de la ville.

La journée a cependant un peu mal commencé puisque notre bus n’est jamais arrivé. Nous avons été placés en urgence sur un autre tour et heureusement, toutes les agences proposent à peu près les mêmes circuits, donc au final, nous verrons quasiment tout ce qui était prévu, plus 2 autres sites non prévus dans notre programme, en payant moins cher que les autres participants!

Nous avons donc rejoint le groupe de 4 autres personnes dans une ferme de fleurs. Souvenez-vous, Dalat est réputée pour ses cultures maraichères et ses cultures de fleurs! Bon, comme on est retardataires, on ne reste que 2 minutes, les autres ayant déjà fait la visite. Mais ce n’est pas ce qui nous intéressait, donc ce n’est pas grave!

On visite ensuite le village de la minorité H’Ko. Comme le reste de la région, ils sont de gros producteurs de café. A cause de la demande très importante, ce café coûte très cher, donc pour la satisfaire, les grains de café sont maintenant recueillis avant que les fruits ne soient mûrs, ce qui donne un café toujours aussi cher, mais de bien moins bonne qualité…Il faut savoir qu’un autre type de café peut être trouvé, et lui d’excellente qualité. Vous avez peut-être déjà entendu parler du café Kopi luwak, ce dernier valant plus de 1000€ le kilogramme. Pour obtenir un tel café, il faut tout d’abord, avoir des civettes palmistes. Ce petit animal, de la taille d’un chat, mange les grains de café directement dans l’arbre en ne choisissant que les meilleurs grains. Son système digestif n’est toutefois pas capable de digérer les grains qui, pendant leur passage dans l’estomac, subissent des transformations chimiques, leur donnant un goût de caramel. Les habitants n’ont plus qu’à chercher les excréments de l’animal, extraire les grains et les rôtir légèrement avant de les mettre en vente. Mais on n’en a pas trouvé dans ce village!

Comme la minorité Lat rencontrée hier, les H’Ko ne portent plus la tenue traditionnelle. Je pense que seules les tribus reculées des montagnes et campagnes ont encore leur habit coloré traditionnel au quotidien. J’espère que nous en verrons dans le coin de Sapa, ou au moins au Laos, plus rural!

L’arrêt suivant sera dans une ferme de criquets. Et oui, ces bêtes là s’élèvent et se mangent. Enfin du dégueulasse!! 🙂 Après tout, on ne pouvait pas venir ici sans goûter quelque chose de répugnant, donc voilà mon p’tit papa, c’est fait! Ces immondes bestioles se mangent en apéro, frits dans une sorte de panure de farine. Il m’a fallu du courage pour croquer dedans, mais André y est allé de bon coeur. Au final, ça ne goûte pas grand chose, un peu comme des céréales de type Corn Flakes. Mais bon, il faut quand même se lancer! Et maintenant, on est très fiers de dire qu’on a mangé des criquets!! (Enfin juste la moitié d’un pour moi 😉 )

Après avoir visité une autre fabrique de soie (toujours avec les cocons de vers à soie), nous allons nous dégourdir les jambes pour voir les chutes Elephant. La région de Dalat abrite de nombreuses chutes d’eau, mais malheureusement, beaucoup d’entre elles sont devenues très touristiques et l’aspect sauvage de celles-ci a disparu, un peu comme les chutes du Niagara (même si je trouve qu’elles restent très impressionnantes!!). Pour le moment, les chutes Elephant sont encore à peu près préservées, mais maintenant que tous les circuits touristiques les proposent, l’invasion ne saurait tarder. Hautes de 25m sur une largeur d’une vingtaine de mètres, elles sont assez imposantes, et comme à chaque fois, on se sent bien minuscules lorsqu’on se retrouve derrière les trombes d’eau!!

A ses côtés se trouve la pagode Linh An, et son gros bouddha souriant de toutes ses dents. Celui-ci est accompagné de son fidèle disciple au chapeau pointu.

Avant le repas, nous passons déguster de l’alcool de riz dans une petite maison. Rien à voir avec celui que nous avons testé dans le village de Lat qui faisait 4° et dont le chef du village se vantait de pouvoir en boire 4L sans être malade. Mais bon, le sien résultait uniquement de la fermentation du riz, alors que celui-ci provient d’une véritable distillation. Il fait donc 65° et ne goûte que l’alcool! Heureusement qu’il est ensuite mélangé au produit des 2 distillations suivantes, ce qui adoucit son goût.

Après le repas, nous nous rendons à la « maison folle ». Il s’agit d’un hôtel (mais qui n’en est pas vraiment un tant c’est devenu une attraction), construit sans aucune ligne droite, un peu à la manière de Gaudi. Alors que j’avais vraiment aimé Barcelone, on ne peut pas dire qu’ici ce soit une grande réussite…

Enfin, nous terminons la journée par un petit passage dans un autre centre de broderie, et les tableaux réalisés en fils de soie sont toujours aussi beaux à nos yeux!