Appelé le « grenier à riz » du Vietnam, le delta du Mékong est une région au sud de Saigon, traversée par les 9 bras du fleuve et formant un triangle très humide et très vert. Celui-ci prend sa source au Tibet, et traverse 5 pays: la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, avant de terminer sa course au Vietnam, en se jetant dans la mer de Chine.
Grâce à sa terre très fertile et donc très irriguée, la région produit énormément de riz, ce qui permet non seulement de nourrir l’intégralité du pays, mais également d’en exporter. De plus, le phénomène quotidien de marée, permet d’apporter une multitude de poissons dans les eaux du Mékong. Les habitants vivent donc essentiellement de la pêche et de la culture du riz, mais également de l’élevage de poissons et de la culture de fruits tropicaux: bananes, ananas, papayes, mangues, fruits du dragon, durian…et plein d’autres dont nous ignorons le nom.
Le durian est un arbre portant des fruits du même nom, qui ne sont récoltés que dans le sud-est de l’Asie. Ceux-ci peuvent atteindre jusqu’à 40 cm de longueur, et peser jusqu’à 5 kg. Leur carapace est ornée de piquants et sa chair est jaune. Ce fruit est connu pour son odeur très particulière et son goût assez fort, à tel point qu’il est interdit d’en transporter dans les lieux publics et dans les transports en commun dans de nombreux pays d’Asie. Pour l’avoir testé, on peut en effet constater que l’odeur est prononcée et pas aussi attirante qu’un autre fruit, mais le goût reste léger. La texture, quand à elle, n’est pas terrible, elle est un peu caoutchouteuse comme du calamar!
Un durian
Fruit du dragon et sa fleur
Le long des berges pousse une espèce de palmier à grandes feuilles, ainsi que de nombreux cocotiers. Nous apprenons que les habitants de la région utilisent l’intégralité des parties de la noix de coco: l’enveloppe leur sert de combustible, les fibres pour le rembourrage des sièges, la coque pour faire du charbon ou sculpter des objets (bijoux, ustensiles de cuisine…), le jus se boit et le coprah se mange, notamment sous forme de bonbons. Nous en avons goûté et évidemment, nous n’avons pas pu résister à acheter des petites douceurs sucrées
Tout dans cette région est donc intimement lié à l’eau. A l’exception de quelques villes, les habitants vivent le long des berges dans des maisons sur pilotis, ou dans des villages flottants. Le fleuve leur sert donc à se nourrir mais également à se laver, à faire la vaisselle, à se déplacer, à jouer…
Le plus impressionnant selon moi, reste les marchés flottants. Il en existe plusieurs mais les plus gros, et donc les plus visités, sont ceux de Cai Be et de Cai Rang. Le tour organisé de 3 jours, que nous avons pris depuis Saigon, nous emmène à ce dernier, qui est le plus grand marché flottant de grossistes du delta du Mékong. Comme cela est coutume au Vietnam, ici aussi, c’est un grand bordel! Les bateaux sont dispersés un peu n’importe comment et les clients vont donc de l’un à l’autre en fonction de leurs besoins. Pour savoir quel bateau vend quoi, les vendeurs utilisent une longue perche en bambou sur laquelle ils accrochent un exemplaire de leurs marchandises. En regardant autour de nous, on peut donc voir flotter dans les airs des pastèques, courges, navets, carottes, ananas…Toute une organisation! La grande majorité des bateaux ne proposent qu’une sorte de fruits ou légumes, mais certains, appelés « supermarchés », ont des perches bien plus fournies.
Au cours de ce court séjour, nous visitons un site de fabrication de briques. Le processus est simple, mais très long. La matière première, l’argile, est acheminée depuis les rizières vers le site de fabrication par camion. Les ouvriers utilisent ensuite un appareil pour pousser cette argile dans un moule de façon continue produisant une brique très longue. En utilisant des fils de fers, celle-ci est coupée en petites briques de la longueur voulue, pour ensuite être stockées deux jours pour séchage. L’étape suivante est la plus longue: on place les briques d’argile sèches dans un énorme four, pouvant contenir jusqu’à cent mille de celles-ci. Elles sont cuites ainsi pendant vingt jours, puis on les laisse refroidir tranquillement, toujours à l’intérieur du four. Cela prend 7 jours et évite qu’un changement brusque de température ne les fragilise. Une fois le processus complété, nous avons de jolies briques rouges, qui seront vendues 1$ les 40 unités.
Nous visitons enfin un village de la minorité des Cham. Souvenez-vous, nous avons déjà visité plusieurs de leurs lieux de cultes, que ce soit à Mui Ne, Hoi An (My Son) ou Nha Trang. Nous nous rendons enfin dans un de leurs villages. Actuellement moins de 80 000, les Cham ont conservé la culture et la langue de leurs ancêtres (qui a cependant évoluée), mais 1/3 d’entre eux a laissé l’Hindouisme pour l’Islam, ce qui est le cas des Cham de la région de Chau Doc, à la frontière du Cambodge.
Cette ethnie est basée sur le système matriarcal, et c’est donc la jeune fille qui choisit son mari. Celui-ci n’a pas le choix d’accepter ou de refuser, dès lors que le prix fixé convient à ses parents. Le jeune homme ira ensuite habiter dans sa belle famille. Les femmes peuvent avoir plusieurs maris, mais l’inverse n’est pas possible. Si sa femme décède et si une des soeurs du mari est toujours célibataire, le veuf l’épousera. De plus, seules les femmes peuvent hériter. Il ne fait pas bon de naître homme Cham!
Future maîtresse de maison
Nous avons donc remonté les flots de ce fleuve, à travers plusieurs artères, au rythme de petits bateaux à moteur, à répondre aux coucous des enfants, et ce, jusqu’à la frontière avec le Cambodge. Nous quittons en effet le Vietnam pour un peu plus d’un mois, avant de retourner à Hanoi. Après une heure d’attente à la frontière, nous retrouvons notre guide qui était partie plus tôt, avec nos passeports, pour obtenir nos visas. Nous sommes d’ailleurs bien rassurés de les retrouver, surtout avec une page contenant notre permission d’entrer au Cambodge! C’est dans un minibus que nous prenons place, pour nous mettre en direction de Phnom Penh.
Après environ 500 mètres, notre conducteur nous demande de descendre du bus et nous fais signe de suivre la route. Mais, contre toute attente, 10m plus loin, il nous indique de reprendre place dans le véhicule. Eh oui, nous venons de passer la frontière!! Nous en déduisons qu’il n’a pas droit d’avoir de passagers quand il passe la clôture, et nous voyons d’ailleurs les asiatiques descendre de scooter pour contourner la barrière à pied, et remonter de l’autre coté, tout ça sans interagir avec personne…Cette fois-ci c’est bon, le bus roule en direction de la capitale cambodgienne! Mais encore une fois, après environ 1km on nous demande de descendre, nous devons aller à un comptoir faire étamper les passeports, c’est donc ici qu’on entre dans le pays officiellement même si l’endroit n’a pas du tout un air de bâtiment officiel. Finalement, aucune autre surprise ne nous attend sur la route de Phnom Penh, que nous atteignons vers 16h.








Salut les zamoureux,
bonne année à tout les deux… Profitez un max. Continuez à nous en mettre plein les yeux, on voyage avec vous et c’est très agréable…
beaucoup de bonheur à vous 2 et avec tous ceux que vous rencontrerez.
Bises
P.S.: C’est marrant au Burkina les hommes peuvent avoir plusieurs femmes (enfin dans certaines communautés) et quand le mari meurt c’est le petit frère qui épouse la femme. Comme quoi!!
Bonjours Émeline,
Je vais lui demander, ca fait tres longtemp qu’elle n’est pas allé au cambodge donc les choses ont beaucoup changé mais je peux toujours demander a ca famille. Ce soir nous allons feter la nouvelle année avec eux et ils ont toujours plein de vidéo du Cambodge a la télévision.
Je sais qu’ils ont plusieurs sorte de cérémonie religieuse la-bas qui sont tres intéressante a voir et essayé. Il y en as une avec des briques pour apporter la chance ou pour demander une faveur aux dieux.
C’est une genre de cérémonie ou vous devez faire le tour du temple avec des fleurs et une brique que vous devez acheter aux moines avec votre nom écrit dessus. Une fois les tours autour du temple complet., vous donnez votre briques a des moines dans un trou creusé autour du temple et vous devez l’Arroser avec du parfum. Je l’ai déja fait ici au temple et c’est tres intéréssant a voir mais…. il ne faut pas trop rire lorsque vous les arrosez …. lol
Mais bon, pour les choses un peu plus intéressante, je vais demandé a mes beau-freres se soir.
Bonne année a vous 2 et je vous redonne des nouvelles demian.
Salut Stéphane!
Est-ce que ta copine aurait des conseils sur les endroits à ne pas louper au Cambodge (à part Angkor, ça on le sait 😉 )?
Pour les photos, je vais essayer de mettre à jour rapidement celles du Vietnam d’abord!
Bonne nouvelle année!
Salut!!!
Eh non, ce n’est malheureusement pas une faute de frappe. Le pauvre homme doit se dévouer et épouser sa soeur! En même temps, ce n’est pas la seule communauté où les mariages au sein d’une même famille sont célébrés…
Le béret ASM et le casque de poils sont réservés pour les grandes occasions 😉
Bisous à vous 2 (et à ta soeur et ton beauf) et bonne année!!
Coucou,
Je vous lis avec toujours autant de plaisir. J’apprécie vos récits, vos descriptions et vos photos. Les durians sont impressionnants!!! On dirait des kiwis géants!!!
J’ai par contre une petite question : « si une des sœurs du mari est toujours célibataire, le veuf l’épousera », erreur de frappe ou inceste autorisé?
Gros gros bisous à vous 2 et à bientôt….
PS : Ou est le chapeau à fourrure d’André sur ces photos, sous le chapeau conique?!?!?!?!!
Toujours aussi intéréssant de voir vos photos et vos histoires hehe.
Ma blonde a commencé a regarder vos photos. Ca lui rappel des souvenirs hehe, ca fait longtemp qu’elle est pas allé la-bas.
La durian sur la photo est tres impressionante, ici dans les marchés asiatiques ils en vendent aussi mais en général elles sont la moitié de celle sur la photo et ici aussi ils prennent des mesures pour restreindre l’odeur lol. Elles sont mits dans des grosses glacieres pour essayer de contenir l’odeur.
J’ai bien hate de voir vos photos du Cambodge 😛
p.s. Bon temp de fete a vous 2