Après la capitale, nous continuons notre montée vers le nord du pays, et posons nos valises à Vang Vieng. Cette petite bourgade à 160 km de Vientiane, est réputée pour être très touristique, et à peine arrivés, nous ne pouvons que constater l’étendue des dégâts. Il y a des « blancs » plein la rue principale, qui se promènent torse nu, et parfois même pieds nus pour les hommes les plus distingués, et en maillot de bain et mini robe transparente pour ces demoiselles. Les restaurants passent en boucle des DVD de Friends ou d’autres séries américaines, que les clients regardent avachies sur des banquettes. Nous devons maintenant nous trouver dans la catégorie des vieux rabats-joie, mais sincèrement, nous trouvons le spectacle affligeant! Tous ces jeunes viennent ici pour l’attraction du coin: le tubing. Il s’agit de descendre une rivière, assis dans une grosse chambre à air, en prenant surtout soin de faire de nombreux arrêts dans les bars le long du trajet, où l’alcool coule à flot.
La rue principale annonce la couleur: chaque panneau jaune est un bar/restaurant!
Evidemment, vous l’aurez compris, nous ne sommes pas venus dans cette ville pour cela, mais plutôt pour les paysages environnants, qui dès que l’on sort de la ville, sont magnifiques! A notre arrivée, c’est également cela qui nous saute aux yeux, et nous ne regrettons donc pas un seul instant notre escale.
Vang Vieng est en effet entourée de pains de sucre en calcaire, présentant de nombreuses grottes, et de rizières. Elle est d’ailleurs surnommée « la Baie d’Halong du Laos » mais nous, nous la qualifierons plutôt de « Ninh Binh du Laos ». Eh oui, souvenez-vous de cette petite ville au sud de Hanoi, au Vietnam, cette « Baie d’Halong terrestre » que nous ne sommes pas peu fiers de connaître, tellement le site est peu visité!! A Vang Vieng, les grottes sont sacrées et contiennent souvent des statuettes de bouddhas, qui font l’objet de pèlerinages au moment des fêtes.
Pour profiter au maximum de ces paysages, nous enfilons nos chaussures de marche, et armés du plan de la région, nous partons à l’assaut de quelques unes de ces grottes. Sur le chemin de la première que nous souhaitions voir, nous tombons sur un petit bonhomme d’une dizaine d’années, et d’un panneau écrit dans un très mauvais anglais, demandant de payer un droit de passage de 10 000 kips par personne (soit environ 1€). Ce n’est pas que le prix soit excessif, ni même le fait que l’accès aux grottes soit payant qui nous contrarie, mais plutôt le fait que tous les « péages » soient indiqués sur le plan, à l’exception de celui-ci. Nous flairons donc l’arnaque d’une famille de locaux et nous rebroussons chemin, direction la grotte Tham Poukham. Celle-ci se visite à la lueur d’une lampe torche et de la lumière naturelle et expose un boudhha couché. Elle est située au dessus d’un petit lac à l’eau bien bleue, dans laquelle on peut se baigner. C’était d’ailleurs un peu notre intention, après ces quelques km de rando sous un grand soleil, mais en voyant des individus de la faune précédemment détaillée, sautant dans l’eau dans un joyeux brouhaha, nous en perdons l’envie. Après leur journée tubing, ceux-ci viennent en effet jusqu’ici en scooter. Zut!
Après la visite de la grotte, nous ne nous attardons donc pas et nous nous dirigeons vers une troisième grotte, Tham Chang, sur le chemin du retour. Nous rejoignons celle-ci, après plusieurs km dans les rizières, au milieu des troupeaux de vaches, à chercher le bon sentier. Finalement, nous ne visiterons même pas cette petite grotte, nous voulions juste nous baigner dans le bassin présent à ses pieds, mais il est maintenant fin d’après-midi et nous n’avons plus aussi chaud! Tant pis!
Nous finissons la journée avec 25 km dans les jambes, épuisés mais heureux!! La balade était superbe, au milieu de ces pains de sucre, rizières (sèches!) et petits villages. Nous terminons notre visite de Vang Vieng par un grand moment: après les pains au chocolat de Vientiane, André déniche le restaurant qu’il cherchait depuis plusieurs mois: ce plat n’en porte peut-être pas le nom, mais il ressemble à s’y méprendre à une vraie poutine québécoise 😉





Comme tu le connais bien!!! C’est exactement comme ça que ça s’est passé, comme à chaque fois que je veux prendre son assiette en photo d’ailleurs 🙂
On voit l’impatience dans l’oeil d’André! (Bon tu la prends la photo que je commence ma poutine!)