Nous continuons notre itinéraire en nous dirigeant vers le nord, pour atteindre la ville de Luang Prabang. La route pour s’y rendre est toujours magnifique, mais un peu dure pour le moral et pour l’estomac, car elle ne cesse de faire des virages serrés, et ce pendant 7h, pour relier les quelques 231 km!
Luang Prabang est inscrite au patrimoine de l’UNESCO et nous pensons qu’elle le mérite bien. Les rues du centre ville nous offrent de jolis bâtiments et la ville donne l’impression d’être encore bien authentique. Nous apprécions particulièrement les petites boulangeries où nous mangeons de bonnes viennoiseries et gâteaux. Il faut savoir que Luang Prabang fut la capitale royale du Laos jusqu’en 1975. La ville forme une péninsule, avec d’un côté le Mékong, et de l’autre la rivière Nam Khan, un point qui ajoute à son charme.
La première journée aura été assez tranquille, nous avons grimpé en haut du mont Phousi (328 marches), qui se situe au centre de la ville, pour y trouver plusieurs bouddhas dans une sorte de temple. Le mont offre également une très jolie vue panoramique sur la ville et les montagnes aux alentours. Par la suite, nous avons visité l’ancien Palais Royal, construit en 1904, et son musée. D’après le Routard, on aurait dû y trouver une copie d’un bouddha d’or, mais visiblement, nous l’avons loupé…Nous visitons également un temple nommé Haw Kham, dans l’enceinte du Palais Royal, qui est couvert de peinture dorée et qu’on pourrait donc trouver kitch à première vue, mais au final le résultat nous plaît bien. Dans ce temple se trouve le trône pour transporter ce fameux bouddha d’or. Pour finir la journée, nous assistons à un spectacle de théâtre folklorique qui, lui, m’aura moyennement plu. Émeline semple avoir plus apprécié. Les acteurs portent des masques de géants et bougent au son de paroles play-back, pour nous raconter la légende du « mont Meru et la Résidence de Phra In ». On nous présentent également quelques danses: danse des singes et des tigres, danse des géants, et ballet de Nangkéo (où les danseuses sont habillées telles des princesses aztèques!).
Les deuxième jour, nous visitons les alentours de la ville, avec un tour organisé. Nous faisons partie d’un groupe de 4 personnes, donc suffisamment petit pour être bien intime, avec un couple australo-vietnamien, que nous retrouverons peut-être à Hanoi, où ils habitent. Le tour débute par la visite de deux petit villages ethniques ( des minorités Hmong et Khmu) et de l’école qu’ils partagent, malgré leurs différences d’origine. Ça fait plaisir de voir les enfants, tout sérieux, en train de faire des mathématiques et nous essayons de nous faire tout petits.
Nous marchons ensuite dans la jungle, jusqu’à atteindre une caverne qui servit d’abris aux villageois lors des guerres. Nous y faisons la pause repas, en mangeant du riz gluant et un excellant plat à base de cœurs de bambou. Finalement, nous visitons les très belles chutes de Kuang Xi, où j’en profite pour me baigner dans une eau relativement fraiche, d’une couleur bleu turquoise laiteuse (un peu comme les lacs des Rocheuses!). Émeline, elle, passera son tour. Le couple qui nous accompagne nous y apprend également un jeu de cartes très populaire au Vietnam, qui me plait particulièrement.
Le dernier jour, nous mettons notre réveil tôt pour pouvoir assister à l’aumône des moines, le reras. En effet, le matin, entre 6h30 et 7h00, des habitants de la ville se mettent en ligne sur le bord de la rue, pour faire des offrandes aux moines qui passent en queue. Chaque personne donne une boulette de riz gluant à chaque moine, avant de prier. L’évènement est assez court donc il faut être là au bon moment! Les reras ne sont pas présents qu’à Luang Prabang, mais c’est dans cette ville que c’est le plus impressionnant, car les moines se déplacent par groupe de 15-20, ce qui donne un joli spectacle. Nous avons également assisté de loin à une pareille séance d’offrandes en arrivant dans la ville de Vientiane, mais cette fois là, nous avions été décontenancés car chaque moine portait en plus de leur bol à aumône plein de riz gluant, un énorme sac de friandises (chips et biscuits chocolatés), ce qui ne collait pas vraiment avec l’image qu’on pouvait avoir de ces moines…
Parlant de moines, le guide que nous avions la journée précédente avait passé son enfance dans un temple, en tant que « novice », avec deux de ses frères, car sa famille était trop pauvre pour les élever. Il nous apprend donc que ces apprentis bonzes sont surveillés par des anciens, et qu’ils doivent étudier et bien se comporter, sous peine d’être expulsés. Cette conversation a permis de redorer un peu l’image que nous avions de ceux-ci et nous savons maintenant que les hommes habillés en orange ne sont pas tous moines, que certains sont des apprentis et que d’une certaine façon, la société les aide.










C’est gentil, merci ma belle-soeur 🙂
J’en profite d’ailleurs pour préciser qu’il n’y a pas de post-traitement à mes photos, elles sont toutes prises directement telles quelles 😉
Moi encore une fois, J’ai un gros penchant pour vos photo avec les hcute c vraiment de toute beauté:)
Eh oui, voilà enfin une photo du 4ème T-shirt d’André!!! Il devrait bientôt partir dans un carton pour la France! Bises à vous tous!
andré,tu as été impressionné par les fils électriques du Vietnam ,on le voit par ton chandail.la photo sous les chûtes est magnifique.bises a bientôt.denise