Après Luang Nam Tha, nous amorçons doucement notre retour vers le Vietnam, tout d’abord en redescendant vers Luang Prabang, où nous passons une nuit, puis en nous dirigeant vers l’est où nous faisons halte à Phonsavan, à 1140m d’altitude.
Cette ville a été construite dans les années 1970, après la destruction quasiment complète de la précédente ville Xieng Khouang, au cours des combats contre le communisme, soutenus par les Etats-Unis. La ville et ses environs ont donc été bombardés et de nombreux missiles non explosés s’y trouvent encore. Partout dans la ville, on trouve d’ailleurs des vestiges de ces bombardements, les habitants semblant fiers d’exposer des restes de missiles, que ce soit en décoration, ou pour s’en servir comme pots de fleurs ou comme piquets de clôtures. C’est assez étrange.
Sur les sites, les pierres blanches et rouges montrent les endroits débarrassés des bombes en profondeur. Les passages sont étroits!
Ce n’est pas pour la ville en elle-même, d’intérêt limité, que nous nous arrêtons, mais pour visiter la Plaine des Jarres, à quelques kilomètres de là. Ce site doit son nom à la présence de centaines de pierres rondes, creusées en forme de jarre, dont l’origine et l’utilisation sont encore inconnues à ce jour. On trouverait de pareils sites dans une région de la Thaïlande et du nord de l’Inde.
La communauté scientifique estiment la datation de ces jarres, d’une période allant de 5000 ans avant JC à 800 ans après JC.
Au Laos, ces jarres sont disséminées sur une soixantaine de sites, dont seuls 3 sont ouverts à la visite, ayant été débarrassés des bombes. Elles sont de différentes tailles, de 1 à 3 mètres de hauteur, disposées un peu n’importe comment, parfois à demi-enterrées et parfois même, creusées au 1/3 seulement. On trouve quelques fois à leur côté, une pierre aplatie faisant penser à un couvercle. Elles ne sont pas décorées.
A gauche, site n°2 Nancout. A droite, le seul couvercle travaillé.
Plusieurs théories concernant leur utilisation coexistent. Elles pourraient avoir servi d’urnes funéraires, la taille dépendant de l’importance de la personne décédée, ainsi que de contenants pour le stockage d’eau ou de nourriture, ou encore de cuves pour la fermentation de l’alcool de riz. Mais aucune de ces explications ne sont satisfaisantes lorsque l’on voit le nombre si important de jarres, pesant de 500 kg à 7 tonnes.
La plus grosse des jarres, sur le site n°1 Bang An, pesant près de 7 tonnes
De plus, le mystère réside dans leur composition, car la grande majorité d’entre elles sont en grès. Or, il n’y a pas de cette pierre dans les environs proches, les montagnes en contenant se trouvant entre Luang Prabang et la région Xieng Khouang. Comme le mystère des moaïs de l’Ile de Pâques, personne ne sait comment ces rochers ont pu être transportés jusqu’ici, sachant leur poids. La légende locale veut que ces jarres soient issues d’un mélange de pierres écrasées, de peaux de buffles et de cannes à sucre, mais évidemment, celle-ci ne tient pas la route!
Ceci clôture notre séjour au Laos, nous prenons le lendemain un bus pour le Vietnam.




C’est gentil, merci Lydie!! Et tu vas voir, ça va bientôt te rappeler plein de bons souvenirs, on part dans 3 jours en NZ!! J’ai gardé tous tes conseils dans ma boîte mail 🙂
Bisous de Hanoi!
Salut les jeunes,
Je ne prends pas souvent le temps de poster un petit commentaire mais sachez que je vous lis tous les jours avec grand plaisir !
Gros bisous de Valence et bonne suite de voyage 🙂