Auckland et l’ouest

Nous voilà donc arrivés en Nouvelle-Zélande, que l’on connaît comme étant le pays des moutons, des All Blacks, des fougères et des kiwis. Le fait marquant de notre vol depuis l’Asie, restera probablement les quelques puces (ou plutôt de punaises de lit?), que nous croyons avoir apportées avec nous, et laissées quelque part dans un aéroport ou un avion. En effet, André s’est retrouvé avec des piqûres sur les chevilles juste avant de prendre le taxi pour l’aéroport. Une fois dans l’avion, c’est un peu partout sur le corps que les piqûres se sont mises à apparaître, pour finalement cibler Émeline. Étrangement, plus de nouvelles piqûres après notre atterrissage à Auckland…Voilà donc le seul désagrément que nous aurons eu en Asie!

A Auckland, le choc est immédiat: ici les gens sont galants et les voitures s’arrêtent un mètre avant les passages pour piétons, pour nous laisser traverser. Nous nous sentons comme des rois, nous n’avions plus l’habitude. Pour notre premier repas, on choisi un restaurant italien et on retrouve avec plaisir le service occidental! Au petit matin, nous voyons la ville de clarté pour la première fois, et ce qui nous marque immédiatement, ce sont tous ces petits volcans dans la ville, et surtout, de la verdure absolument partout! Nous avons d’ailleurs grimpé en haut d’un de ces cônes lors d’une balade, ce qui nous a offert une magnifique vue sur la ville, sans coûter les 25$ de la fameuse Sky Tower. La première journée sera consacrée à récupérer notre campeur et trouver un camping en plus de faire les courses pour remplir nos maigres casiers de rangement, et de trouver la clé 3G pour accéder à internet.

Pour la deuxième journée, c’est sous la grisaille que nous décidons de visiter le Musée d’Auckland, puis de faire une petite balade en centre-ville. Nous avons adoré le musée et tout particulièrement l’étage consacré à l’art et la culture Maori. Le musée est en effet très bien garni et cela nous permet de nous familiariser avec l’art des peuples du Pacifique, au grand plaisir d’Émeline qui, encore une fois, a mitraillé tout ça avec son appareil photo. C’est dans ce musée que nous avons eu notre première « expérience Maori ». Il s’agit d’un spectacle, donné par six femmes et hommes Maori, en tenue traditionnelle, nous faisant découvrir les danses et chants puissants de leur peuple. Nous avons évidemment été impressionnés par le célèbre Haka, cette chorégraphie faite par les guerriers avant de partir en guerre et mondialement connue grâce aux joueurs de l’équipe nationale de rugby, qui l’effectuent pour impressionner « l’ennemi » en début de match. L’important pour bien faire peur est d’avoir les yeux grands ouverts et de tirer la langue, tout en criant des phrases incompréhensibles! Et nous pouvons vous assurer que même quand c’est une fille qui le fait, ça peut faire peur!

L’un des points qui nous a marqué à notre arrivée en Nouvelle-Zélande, est la présence de sang maori dans une si grande part de la population. Ceux-ci sont fiers de leurs origines et très nombreux sont ceux qui entretiennent cette culture, notamment par des tatouages, à peu près comme le faisait leurs ancêtres (à la différence que ces nouvelles générations sont rarement tatouées sur le visage!), mais tout en appartenant au monde d’aujourd’hui. Ils ont su allier ces 2 cultures et nous, on trouve ça génial. Après le musée, nous découvrons le centre-ville, et cette petite balade nous permet déjà de dire que nous n’aurions rien contre l’idée de vivre dans ce pays un jour. Encore des projets! 🙂 Émeline est d’ailleurs ravie de pouvoir enfin retourner faire des courses dans un magasin Lush, le stock de shampoing touchant à sa fin! André, pour sa part, aura droit à son premier Mc Donald’s depuis plus de 3 mois! Pour ce qui concerne la ville, on y trouve des bâtiments au style vieux anglais, côtoyant très bien la nouvelle architecture, toujours sans oublier la verdure de partout. Le seul inconvénient qui nous saute aux yeux, vient du fait que toute la ville n’est que montées et descentes et faire ses courses à pieds peut vite devenir un calvaire si il fait chaud!

Comme nous ne voulons pas nous éterniser en ville, nous partons vers l’ouest le jour suivant, pour nous rendre jusqu’à la plage de Muriwai. Celle-ci est réputée pour son sable noir, et nous l’apprendrons à nos dépends, pour son vent! Bien que les températures soient élevées, une fois sur la plage, il nous est impossible de quitter nos polaires donc nous abandonnons l’idée de la baignade et nous partons nous promener sur les falaises. Nous y faisons la découverte d’une colonie de Fous de Bassan, aussi bruyants et odorants qu’en Gaspésie et dans une petite crique, nous rencontrons un phoque en pleine sieste, attendant que la marée remonte pour prendre son repas.

Nous rejoignons ensuite notre destination suivante, un peu plus au sud, le parc « Waitakere Ranges ». Nous espérons nous y dégourdir les jambes et y voir les grands arbres typiques de NZ, les Kauris. Nous passerons donc notre première nuit dans le campeur hors d’un terrain de camping, et André est un peu nerveux, mais au final, tout se passe très bien. Nous ferons trois petites randonnées dans le parc, dont la première nous permet de voir ces fameux Kauris (Agathis australis). Il s’agit d’un conifère qui se rencontre dans le nord de l’île du nord de la Nouvelle-Zélande. Cette espèce, si elle n’est pas la plus haute, est en Australie celle qui forme les plus gros troncs, comparables en diamètre à ceux de séquoias. Il lui faut 800 ans pour atteindre sa taille maximale et leur tronc peut alors mesurer jusqu’à 50 mètres de haut, pour une circonférence de 10 mètres. Ces arbres peuvent vivre jusqu’à 2000 ans et les plus anciens d’entre eux sont considérés comme des divinités par les maoris. Le plus âgé que nous verrons a plus de 600 ans, il est donc encore en pleine croissance!

Nous voyons également un autre arbre typique de NZ, le Ponga (Cyathea Dealbata), un arbre qui ressemble à une fougère géante, montée sur un tronc de palmier.

Nous allons par la suite voir une chute d’eau permettant de se baigner à sa base, mais nos corps sont maintenant habitués à la chaleur d’Asie et nous ne trouvons pas le courage de faire trempette par ce froid: 25 degrés (mais pour notre défense, l’eau était vraiment froide!)…Finalement, nous passons deux heures dans un sentier longeant de hautes falaises, nous offrant une superbe vue sur la mer de Tasmanie.

Finalement, nous faisons le choix de ne pas monter plus au nord, afin de passer davantage de temps dans l’île du Sud, apparemment plus sauvage. Nous mettons donc le cap en direction de l’est d’Auckland, ou plus précisément, dans la péninsule de Coromandel.