Nous continuons notre remontée vers le nord. Notre première étape est Punakaiki et ses célèbres Pancakes Rocks. Comme leur nom le suggère, il s’agit d’un empilement de pierres plates, qui ressemble effectivement à un tas de crêpes. Issue d’une région calcaire, cette formation rocheuse est le résultat de l’action de très hautes pressions, sur une alternance de couches dures et molles, de sédiments d’animaux marins et de plantes.
Avant de nous y rendre, nous prenons soin de nous renseigner sur les meilleurs horaires pour voir le blowhole (= un trou dans la roche par lequel s’engouffrent les vagues, et giclant comme un geyser marin) du site, qui varient évidemment en fonction de la marée. Le timing est parfait, mais « malheureusement », en nous dirigeant vers le nord, nous avons par la même occasion (enfin!) retrouvé le beau temps: il n’y a donc plus assez de vent pour faire de belles vagues et le blowhole ne souffle pas le moins du monde! Dommage donc, mais nous sommes bien ravis de pouvoir quitter nos collants en laine! Nous profitons tout de même de la beauté du site, les touristes étant du coup, moins longtemps agglutinés!
C’est également ici que nous rencontrons le Weka. Il s’agit d’un oiseau brun endémique de Nouvelle-Zélande, commun mais seulement localisé à de rares endroits dans le pays. Il a de grandes pattes et il court vite, mais il ne vole pas. Celui-ci se baladait sur le parking au milieu des voitures, en face du site des Pancakes Rocks, et j’étais visiblement la seule curieuse à l’observer! Cet oiseau doit cependant être une star dans le coin, puisqu’on trouve ici (et seulement ici) des magnets pour frigo à son effigie (que nous n’avons pas achetés) !
Avant de repasser sur l’île du nord, nous voulions d’abord faire un dernier petit détour par le parc national Abel Tasman. Cette région est une importante productrice de fruits, essentiellement de pommes et de raisins. L’une des choses qui nous a le plus surpris durant notre découverte de la Nouvelle-Zélande, est l’honnêteté des gens et la confiance qui en découle. Par exemple, pour les campings régis par le gouvernement ou pour l’entrée dans les parcs nationaux, l’argent doit être placé dans une enveloppe, que l’on dépose dans une boîte scellée. Il n’y a donc pas de véritable contrôle. Il en est de même pour les petits producteurs de fruits, qui laissent, sur le bord de la route, des étals à disposition des gens, avec la « boîte de l’honnêteté » à côté. Je ne crois pas avoir déjà vu ça en France, et cela ne m’étonne même pas!
Pour en revenir au parc Abel Tasman, nous n’avions visiblement pas bien lu le guide, car nous apprenons à l’office du tourisme, que les balades qui nous semblaient intéressantes ne sont pas accessibles par la route. L’unique chemin y menant est un sentier pédestre de plusieurs kilomètres longeant la côte. Il est également possible d’y aller en bateau mais je crois que le coût de la vie ici nus a rendu radins. Nous décidons tout de même d’aller voir le trou Harwood, au milieu de la forêt choisie par Peter Jackson pour devenir la forêt Chetwood du « Seigneur des Anneaux ». Il s’agirait « du plus grand trou de l’hémisphère sud », avec ses 357m de profondeur, et en effet, c’est assez gros mais comme il n’y a aucune barrière de sécurité et que nous ne voulons pas risquer notre peau, nous ne voyons pas grand chose de celui-ci! Il semblerait plus impressionnant de l’intérieur. La balade en forêt pour l’atteindre était heureusement bien sympathique.
A droite, Robin néo-zélandais
Nous reprenons ensuite la route direction Picton, où nous attrapons de justesse le ferry pour retourner sur l’île du nord. Nous avons un peu le sentiment de fin de vacances, mais il nous reste encore un arrêt de taille avant de quitter la Nouvelle-Zélande: nous retentons notre chance dans le parc volcanique Tongariro!






Bonjour !
Ils auraient pu vous laisser plus de balades quand même, ils ratissent tout!! Heureusement que les bourrasques les dissuadent un peu!
Je compte sur vous pour prendre des photos des vers luisants aux fils qui pendent!
Bonjour Adeline !
Eh oui, à nous aussi ! Mais ils ne nous laissent que de miettes, que restera-t-il d’original à voir, qu’ils n’auront pas marqué de leurs traces ? 20 minutes plus au sud qu’eux ? Comme nous n’avons pas de frange, ça reste possible, effectivement.
D’ici là, rêvons par procuration !
Je suis aussi triste que vous quittiez ce pays, ça avait l’air magnifique! ça donne sacrément envie d’y aller!