Début d’un nouveau chapitre avec Sydney

Après 3h30 de vol, nous atterrissons à Sydney. A l’aéroport d’Auckland, nous avons dû nous séparer de notre valisette servant à rebooster notre batterie de van, au cas où nous aurions abusé d’elle au cours de la soirée (c’est évidemment du vécu!), car celle-ci est interdite dans l’avion. André l’offre donc à un chauffeur de taxi, tout heureux de son acquisition! Le reste de notre équipement nous arrive intact, ce sera toujours ça de moins à racheter!

Nous ne récupérons le van que dans 2 jours et en attendant, nous nous installons dans l’auberge de jeunesse où André a travaillé 7 ans plus tôt. Dès notre arrivée, malgré le temps grisonnant, nous arpentons les rues du centre-ville et André est tout heureux de retrouver ses marques. Nos pas nous mènent jusqu’à l’opéra, mondialement connu, sur le Circular Quai, mais là, oh surprise, celui-ci n’est pas blanc! En effet, à la différence de ce que l’on peut voir sur les cartes postales, l’opéra est jaunâtre, et ce, dans le but de ne pas éblouir les jours de grand soleil. Deuxième surprise, celui-ci est en fait composé de 3 bâtiments distincts, mais les photos sont généralement prises, de façon à apercevoir les 3 dans le même alignement, si bien qu’on a l’impression qu’ils ne font qu’un! Décidément, cet opéra, construit entre 1959 et 1973, est bien étonnant, même si personne ne sait si il représente des feuilles de palmier, des voiles de navire ou bien des coquilles d’oeufs!

Circular quai

Nous passons ensuite par le jardin botanique, et ce n’est pas la flore qui retient notre attention, mais les dizaines de chauve-souris qui volent dans le jour finissant. Celles-ci sont énormes, bien plus impressionnantes que toutes celles que l’on peut voir dans nos campagnes, et frugivores.

L’une des choses qui m’a également surprise à Sydney, est la présence de perroquets Cacatoès à huppe jaune (blancs à crête jaune), absolument partout! André m’avait prévenue, mais voir des perroquets sauvages en pleine ville est vraiment surprenant, surtout quand on en connaît le prix chez nous! Un autre oiseau, l’Ibis blanc australien, se promène dans les parcs de la ville. Il a certes un physique moins attrayant que le cacatoès, mais il n’en reste pas moins exotique!

Au cours de ces 2 jours, nous visitons l’aquarium de la ville, qui présente de nombreux poissons/requins et autres espèces marines comme les dragons des mers, endémiques à l’Australie et qui ressemblent à des hippocampes plein d’algues…Nous voyons ici mes premiers ornithorynques (=platypus). Tout le monde connaît cette exception du règne animal, ce mammifère qui pond des oeufs mais qui allaite ses petits, au bec de canard mais à fourrure, avec des pattes palmées ayant un aiguillon plein de venin. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi pendant longtemps, celui-ci a été pris pour une farce de naturalistes. L’ornithorynque appartient à la famille des monotrèmes, qu’il partage avec le seul autre mammifère pondant des oeufs, l’échidné. Il pèse entre 700g et 2,4 kg et mesure 40 à 50 cm.

A Sydney, nous avons la bonne surprise d’apprendre que Julien, un vieux pote de mon frère, lui aussi en tour du monde pour un an, est ici en même temps que nous. Nous passons donc une sympathique soirée en sa compagnie, et nous échangeons les moments forts de nos voyages respectifs. C’est bien marrant de croiser un gars du Tonkin (mon quartier), à l’autre bout du monde!

Après 2 jours à Sydney, nous récupérons enfin notre nouveau van et au départ, la douche fut froide: nous qui avions demandé un véhicule récent pour ne pas être embêtés par des problèmes techniques au cours des 4 mois à venir, nous nous retrouvons avec un van encore plus vieux que celui de Nouvelle-Zélande, avec déjà 400 000 kms au compteur…Il s’agit d’un ancien van de laveur de tapis! Les points positifs: il est légèrement plus grand que Mad, et les dessins dessus ne sont pas trop moches, bien que le message soit bien macho! L’agencement est le même qui précédemment.

Une fois véhiculés, et sur les conseils de Julien, nous nous dirigeons au nord ouest de Sydney pour visiter le parc du Sanctuaire des koalas. Bien moins cher que le zoo, il présente des espèces endémiques comme les échidnés, wombats, grand nombre d’oiseaux, et évidemment, kangourous et koalas. Le petit plus, c’est que nous avons la permission de papouiller un koala, un mâle (les mâles sont reconnaissables grâce à la grande trainée marron sur leur torse, car ceux-ci frottent la glande qu’ils ont à cet endroit, contre le tronc des eucalyptus pour marquer leur territoire), à moitié endormi qu’il a fallu tenir éveillé le temps des photos, avec des branches d’eucalyptus. Il faut savoir que ces grosses peluches passent entre 18 et 20h de leur journée à dormir,et le reste du temps, elles mangent!


André faisant la conversation à un cacatoès à huppe jaune, nous saluant et nous demandant des crackers!

Nous passons également du temps dans l’enclos des kangourous gris, que nous nourrissons et caressons. Ce ne sont les plus grands des kangourous (il s’agit des kangourous rouges), mais se retrouver entourés d’une quinzaine de bêtes, qui une fois sur leurs pattes arrières, font plus d’un mètre de haut, ça reste impressionnant! Nous sommes chanceux, certaines femelles ont encore leur petit (plus si petit que ça d’ailleurs!), dans la poche, et nous arrivons même à caresser l’un d’eux.

Après ce premier contact avec la faune locale, nous pouvons envisager de quitter Sydney et nous mettons le cap sur les Blue Mountains, à l’ouest.