Du neuf et du vieux

Melbourne est la deuxième plus grande ville du pays après Sydney. En 1835, la terre a été « achetée » aux aborigènes, en échange de quelques vêtements, des outils et de la farine. 5 ans plus tard, plus de 10 000 personnes s’y sont installées. Nous rejoignons celle-ci pour 2 petits jours de visite.

La première après-midi a été consacrée au zoo. Fondé il y a plus de 140 ans, il s’agit du plus ancien zoo d’Australie, et du 3ème au monde. Celui-ci est très agréable, très bien fourni, et 3 heures n’ont pas été suffisantes pour en faire le tour, mais les portes fermant, nous n’avons pas eu la possibilité de continuer. Il faut avouer que je prends beaucoup de photos et que regarder des singes ou des ados tigres jouer, est toujours amusant, et ainsi, le temps passe vite.

Nous y voyons également mes premiers échidnés (à nez court), la deuxième espèce de la famille des monotrèmes, qu’elle partage avec l’ornithorynque. Comme ce dernier donc, l’échidné pond des oeufs mais allaite ensuite ses petits. Une fois l’oeuf pondu, celui-ci est directement transféré dans sa poche ventrale, où il incube pendant une dizaine de jours, avant de donner naissance à un petit, qui restera ainsi, pendant 6 à 8 semaines. Je ne connaissais pas du tout cet animal avant de venir ici, mais il représente pourtant l’un des emblèmes du pays, au même titre que le koala, et on le retrouve d’ailleurs sur les pièces de 5 centimes! Il s’agit en fait d’une sorte de gros hérisson à fourrure et piquants, avec une langue très fine et très longue. Son alimentation se compose essentiellement de fourmis, termites…et chose très étrange je trouve, il semble marcher sur le dos de ses pattes arrière, et non sur ses paumes!

Comme un grand nombre d’espèces, dont tous les marsupiaux notamment, cet animal ne se trouve qu’en Australie. On trouve cependant des échidnés à long nez en Nouvelle-Guinée. Ce pays a en effet « la chance » de s’être séparée des autres continents bien avant les autres, il y a de ça au moins 45 millions d’années. Les animaux ont donc moins eu de temps pour migrer, à la différence de ceux que l’on trouve chez nous. J’espère donc qu’au cours de la suite de notre voyage, nous aurons la chance d’en observer des sauvages!

Nous passons la nuit quelques kilomètres plus loin sur une aire de service, au bord d’une route. Ce n’est certes pas terrible, mais nous avons eu la bonne surprise d’y trouver une douche (propre et avec eau chaude!!)!

Le lendemain, nous faisons la route dans l’autre sens, pour nous rendre au Melbourne Museum, un intéressant musée, un peu comme à Canberra, qui présente de l’art aborigène, mais également une très belle galerie d’animaux du monde, présentés d’une façon originale.

On se balade ensuite dans la ville, qui a une très jolie gare et un tram ancien du plus bel effet, mais bon, ça reste une ville, donc après un petit tour au jardin botanique Royal, nous nous éloignons d’ici.

Nous faisons ensuite un détour jusqu’à Ballarat, une petite ville coup de coeur. Les premiers colons qui s’y installèrent en 1837 étaient des éleveurs, mais en 1851, la découverte d’or dans les environs attira des milliers de prospecteurs européens, mais également chinois, expliquant ainsi la très forte population asiatique aujourd’hui dans le pays. En effet, en 1851, donc 63 ans après l’arrivée des anglais en Australie, de l’or Après l’épuisement des gisements d’or des rivières, des mines fuyrent creusées afin d’exploiter des veines de quartz aurifère, jusqu’en 1918. Evidemment, cette découverte attira un grand nombre de britanniques, mais également de chinois. A cette même époque, plusieurs filons d’or ont également été trouvés en Nouvelle-Galles du sud et dans le Victoria, tandis qu’il faudra attendre 1880 pour que les filons de l’ouest soient mis à jour, permettant ainsi le développement de cette région délaissée.


La petite ville de Ballarat a conservé les bâtiments de cette époque, et il s’agit ici d’un véritable musée à ciel ouvert. Nous apprenons également à l’office du tourisme qu’un village de chercheurs d’or des années 1860, Sovereign Hill, a été reconstitué à côté de la ville. Des acteurs en costumes d’époque animent celui-ci, et nous ne pouvons résister à l’envie d’aller y jeter un coup d’oeil. Nous passons une très bonne après-midi à en arpenter les rues, et à visiter les différentes boutiques.


Evidemment, un tel village ne va pas sans une rivière, dans laquelle se trouve de l’or! Nous passons une grosse heure, les mains dans l’eau, à imiter les orpailleurs rencontrés au nord du Cambodge, à Banlung. Et dans chaque pelletée de sable/graviers, nous extrayons, très fièrement, quelques mini-pépites, enfin, avouons-le, quelques paillettes d’or plutôt. Il paraitrait que nous avons trouvé l’équivalent de peut-être 3 bières! Mais bon, il faut tout de même savoir que 70 000$ d’or sont dispersés chaque année dans cette rivière, afin de réjouir les visiteurs, et ça marche: nous sommes comme des gamins, tout heureux des petits grains dorés, au fond de notre coupelle!

Après ce petit détour, nous attaquons un haut lieu touristique, la Great Ocean Road, toujours sur la côte sud.