Un peu de nature

Le parc national du Mt Eccles est un ancien volcan formé il y a 33 000 ans, et dont la dernière éruption date de 6500 ans. Il se situe au nord de Portland et nous décidons d’y passer une journée, pour nous dégourdir les jambes.

Nous l’apprenons par la suite, mais ce parc abrite également une colonie de koalas. Alors que nous cherchons le départ des randonnées, nous nous perdons dans les dédales de chemins au milieu des forêts, et nous apercevons un animal traversant la route à quelques mètres du van. Celui-ci ne ressemble pas à un kangourou et nous savons que nous n’avons aucune chance de voir un wombat de jour: il s’agit donc bien d’un koala! Ces animaux se promènent pourtant très rarement au sol, car ils sont alors très vulnérables. Ils préfèrent changer d’arbre en passant de branche en branche, et ne passent ainsi au sol, que lorsque l’arbre convoité n’est pas atteignable par le saut. Comme nous nous arrêtons, le koala grimpe alors rapidement dans un arbre, mais suffisamment bas pour que nous puissions en profiter pleinement. Nous restons de longues minutes à l’observer et à le photographier, mais en le voyant tout tremblotant, sans doute de peur, nous nous éloignons et reprenons notre route, tout heureux de cette rencontre.

Dans le parc, nous effectuons 2 petites randonnées. La première nous permet de faire le tour du lac de cratère, le « Lac Surprise ». Sa particularité vient du fait qu’il s’agit de 3 cratères, un grand central et 2 petits aux extrémités. Après ce que nous avons vu en Nouvelle-Zélande, il est évident qu’un volcan comme ça n’est plus vraiment impressionnant, mais la petite marche nous fait du bien. Après le pique-nique, nous faisons une 2ème randonnée qui nous fait suivre l’ancien tunnel formé par la coulée de lave. Depuis sa formation il y a plusieurs milliers d’années, le plafond du tunnel a évidemment eu le temps de s’effondrer. Avouons-le, là encore, les paysages ne sont pas grandioses, mais le temps est agréable, et nous croisons en plus quelques kangourous.

Le lac Surprise

Après le Mont Eccles, nous nous dirigeons vers un autre parc national, plus au nord, celui des Grampians. Une fois sur place, nous tombons nez à nez avec une route bloquée, nous obligeant à un détour d’une centaine de kilomètres pour rejoindre Halls Gap au milieu du parc, et arrivés à l’office du tourisme, nous apprenons que certaines routes d’accès au parc sont fermées, à cause de grosses inondations les ayant endommagées. Nous sommes déçus car les ¾ du parc sont ainsi bloqués, et seul le nord est encore accessible, où les randonnées sont moins impressionnantes. Nous ne verrons donc pas le canyon, ni la fameuse falaise des Balconies, qui est sur toutes les photos des Grampians.

Sur les conseils du monsieur de l’office du tourisme, nous faisons tout de même 2 randonnées. Au cours de ces 2 jours dans les Grampians, nous avons été surpris des roches bien particulières qu’on y rencontre, dont certaines ont des teintes vraiment surprenantes allant du blanc au rose/orange voie rouge, et qui s’effritent très facilement lorsqu’on les touche. Il s’agit de grès, issu de l’agrégation et de la sédimentation de grains de sable, déposé il y a 380 millions d’années par les rivières. L’érosion les façonne ainsi de façon bien étrange.

La première randonnée, de 10,5 km de long, démarre au parking de Roses Gap. Ce n’est pas une balade bien difficile, même si au début de l’ascension, nous devons escalader des rochers. Nous arrivons sur un grand plateau, duquel nous dominons la région alentour. Au loin, nous voyons un feu de forêt, mais nous apprenons par la suite, qu’actuellementde nombreux incendies sont déclenchés, pour le renouvellement de la végétation. En janvier 2006, un feu de forêt « naturel » ravagea plus de 50% du parc, mais un an plus tard, de nouvelles feuilles vertes poussaient des branches calcinées et des espèces que l’on croyait disparues depuis longtemps ont alors repoussé.

Le lendemain, nous partons de bonne heure pour notre 2ème randonnée dans les Grampians, qui débute au parking du Mont Zéro, un peu plus au nord que la veille. Au total, nous marchons un petit 13 km, qui de plus, ne grimpe pas énormément. Encore, une fois, nous sommes bien loin des sommets de la Nouvelle-Zélande (et de la France)! La balade est tout de même bien agréable et nous atteignons le sommet du Mont Staphylton (519 m), qui nous offre une belle vue sur le parc.

Au cours de cette randonnée, nous en profitons également pour faire un petit détour et voir les peintures rupestres aborigènes de Gulgurn Manja Shelter. Cependant, nous nous attendions à quelque chose de bien plus impressionnant que juste 5-6 bonhommes blancs, et je ne suis que plus impatiente de découvrir celles du nord de l’Australie.