La péninsule Eyre

De retour du désert, nous mettons le cap vers la péninsule Eyre, à l’ouest de Port Augusta. Celle-ci est essentiellement consacrée à l’agriculture et l’élevage, ainsi qu’à la pêche pour les villes côtières, et son intérêt touristique est donc limité, à l’exception des 2 parcs nationaux, Lincoln et Coffin Bay, situés à l’extrémité de la pointe. Cependant, comme nous ne voulons pas à nouveau passer la journée dans le van, nous prenons notre temps pour descendre le long de la côte est. Nous faisons ainsi quelques arrêts dans de minuscules villes, où les habitants semblent vivre au rythme des marées, à pêcher sur la jetée. Cowell, Arno Bay, Port Neill…les villes se suivent et se ressemblent toutes.

Nous repérons un camping gratuit sur un site internet à Lipson Cove, et celui-ci se révèle particulièrement sympa, au bout d’une petite route de terre. Nous atterrissons sur une minuscule plage, face à une île remplie d’oiseaux. Bien que nous ne soyons pas les seuls ici, nous nous sentons vraiment bien sur ce bout de terre et le lendemain, pour la première fois depuis que nous sommes en Australie, nous pouvons prendre un petit déjeuner au soleil! Que demander de plus?

Avant de rejoindre le parc national Coffin Bay, nous prenons le temps d’une petite marche sur la plage au soleil, mais les mouches qui nous accompagnent en gâchent un peu le plaisir. Nous avons finalement décidé de ne faire qu’un seul des 2 parcs, puisque Lincoln NP n’a que très peu de routes accessibles aux véhicules ordinaires. Décidément, nous constatons chaque jour que ne pas avoir de 4*4 limite grandement la visite de l’Australie. C’est décidé, les prochaines vacances que nous prendrons dans ce pays, nous louerons un 4*4, notamment pour découvrir les immenses étendues désertiques du centre qui nous sont aujourd’hui interdites.

Nous nous rendons donc au parc national de Coffin Bay. Comme son voisin, seule une petite partie nous est accessible et c’est pourquoi nous n’y passerons qu’une après-midi, au lieu des 2 jours initialement envisagés. Malgré ça, nous espérons tout de même y rencontrer ses habitants, car il s’agirait d’un paradis pour les kangourous, émeus et goannas. Et en effet, nous ne tardons pas à croiser ces 2 premiers, et je suis particulièrement heureuse d’avoir pu observer de près, un émeu femelle et ses 3 petits. Par contre, ce n’est pas faute d’avoir ouvert grand les yeux, mais nous n’avons pas aperçus de goannas, ces varans géants qui semblent tout droit sortis de la période des dinosaures. Dommage, j’espère que nous aurons d’autres occasions d’en voir ailleurs.

Nous reprenons donc notre route et remontons la côte ouest de la péninsule. Là non plus, il n’y a pas énormément de choses à voir, si ce n’est les incroyables roches Murphy’s Haystacks, qui ressemblent étrangement aux Remarkables Rocks de Kangaroo Island, à la différence que celles-ci sont situées au milieu d’un champs.


Ces 2 jours dans la péninsule nous ont permis de faire une agréable pause dans la conduite, avant d’affronter la plaine du Nullarbor, une autre étendue désertique de 1200 km de long, dernier bout avant l’ouest de l’Australie.