Plongée dans l’outback

Nous traversons la frontière Australie-Occidentale/Territoire du Nord en fin d’après-midi. Dans ce sens, pas de contrôle, nous passons allègrement tout notre stock de fruits et légumes frais! Par la même occasion, nous perdons 1h30, ce qui est une bonne nouvelle: le soleil se couchera désormais vers 19h00 pour quelques temps! Avec ces nouveaux horaires, il est donc déjà temps de songer à se poser dans une aire et nous ne tardons pas à allumer un beau feu de camp, après avoir dépouillé toute l’aire de son bois sec, sous l’oeil amusé des autres campeurs. Il ne nous manque que les chamallows! La vie est belle!

Le lendemain, le seul arrêt digne de ce nom avant notre arrivée à Katherine sera pour le parc national Grégory, dans lequel nous nous contentons d’aller voir le Grégory’s tree, un gros baobab, l’intégralité du parc n’étant qu’en « dirty road ». De toutes façons, il fait bien trop chaud pour une quelconque randonnée, si courte soit-elle.


Nous passons donc la journée sur la route et nous atteignons Katherine en fin de journée. Nous nous trouvons un agréable parc dans lequel nous passerons les 3 prochaines nuits, au bord d’une rivière apparemment pleine de crocodiles « freshies », et peut-être même de « salties » depuis la montée des eaux du Wet (la saison humide) qui vient juste de terminer. Cela n’empêche pourtant pas les locaux de venir pêcher ou se rafraichir sur le bord de l’eau…

Le lendemain matin, nous sommes fins prêts pour notre visite de la ville. Le tour de la ville étant très rapide, nous nous dirigeons vers le parc national Nitmiluk, dans lequel se trouvent les gorges Katherine. Nous les observons depuis un point de vue avant de retourner en ville.

En effet, nous avons planifié d’être précisément à Katherine ce jour car un événement de taille s’y déroule: un rodéo! Cette ville de l’outback a en effet tout du cliché: beaucoup d’aborigènes, mais surtout beaucoup de cowboys/fermiers!

Mais avant ce rodéo que nous attendons tant, nous apprenons qu’un autre événement est organisé. Il s’agit de la Katherine race, LA course hippique annuelle de la ville. Nous décidons, comme visiblement tout le reste des habitants d’ailleurs, d’aller y faire un tour. Je crois que depuis que nous avons commencé notre voyage, c’est la première fois que nous nous sentons aussi « touristes » que ce jour! En effet, comme dans les films ou les reportages TV, toutes les femmes se sont parées de leurs plus beaux atours, robe de soirée et chapeau exubérant acheté spécialement pour l’occasion, alors que les hommes ont sorti leur plus beau costume. Avec notre look baroudeur, nous ne passons donc pas inaperçus! Peu importe, nous nous régalons et nous ne savons plus où poser le regard, alternant entre les chevaux et les parieurs. Du grand spectacle! Tout le monde s’amuse et tout le monde arrose ça, profitant du fait que pour une fois, l’alcool est autorisé sur un lieu public. En effet, dans de nombreuses villes à fort taux aborigène comme c’est le cas ici, l’alcool y est interdit pour contrer les risques d’alcoolisme, malheureusement trop fréquents au sein de ces peuples.

Après les courses de chevaux, place au rodéo! Les robes de soirées, talons hauts et chapeaux à plumes ont fait place aux jeans, chemises à carreaux, boots et chapeaux de cowboys. Ca peut paraître cliché mais ces gens là sont en fait en tenue de tous les jours, les chapeaux couverts de bouse de vache en témoignant! Et encore une fois, le spectacle est autant dans les estrades que sur la scène! Pas de doute, nous sommes aux portes de l’outback australien!


Dans l’enclos se déroulent les épreuves habituelles d’un rodéo: dressage de chevaux et taureaux sauvages, capture d’un veau au lasso seul ou en équipe de 2, barrel racing (épreuve de vitesse qui consiste à courir autour de 3 tonneaux)…Après une après-midi géniale, nous passons une soirée tout aussi géniale!

 

 

 

Le lendemain, comme nous ne sommes plus habitués à nous coucher après 22:00, nous décidons de prendre une journée tranquille, avec pour commencer, un bain dans les sources d’eau chaude de la ville. L’eau est claire et sa température est parfaite, un pur bonheur!


Après un petit tour dans les galeries d’art aborigène, une spécificité de la ville, où nous découvrons toutes les autres techniques de peintures autre que les fameux points que nous connaissons tous, nous passons l’après-midi à l’ombre des arbres, sur la place de Katherine.

A ‘aube du 3ème jour, nous quittons notre parking préféré et nous rejoignons la deuxième partie du parc national Nitmiluk, à 60 km au nord de la ville. C’est ici que se trouvent les Edith Falls, un enchainement de cascades et de piscines naturelles. Comme nous nous y attendions, le bassin inférieur est fermé à cause des risques de présence de crocodiles, mais ô joie, le bassin supérieur est lui, autorisé à la baignade! Nous rejoignons celui-ci par une petite balade qui nous nous fait juste transpirer assez pour apprécier la fraicheur de l’eau. Le cadre est superbe: jolie cascade, eau claire et petit courant contre lequel on doit légèrement lutter, ce qui permet de ne pas se refroidir complètement: un petit paradis terrestre, sans aucun doute!