Nous nous rapprochons doucement de Sydney et passons la frontière entre les états du Queensland et du New South Wales, sans même nous en rendre compte. Il n’y a donc que l’Australie Occidentale qui nous aura vraiment embêtés!
Nous atteignons la petite ville de Byron Bay. Très touristique elle aussi, cette localité de la Gold Coast n’a pourtant rien de Surfers Paradise. Bien moins « m’as-tu vu » que sa voisine, Byron Bay à l’image d’une ville détendue et écologique, où papillonnent les gens un peu « hippies », tel le monsieur qui se promène avec son lama, ou bien la dame qui propose des fils de coton pour les cheveux…McDo n’aurait même pas l’autorisation de s’y implanter, c’est pour dire! La ville possède tout de même plusieurs très belles plages, attirant une masse de surfeurs.
A Cap Byron, se trouve le point le plus à l’est du continent australien et par la même occasion, le phare le plus puissant du pays. C’est également d’ici que nous avons la chance d’apercevoir depuis la terre ferme, une baleine à bosse (les mêmes qu’à Tadoussac cette fois), s’ébrouant dans l’océan Pacifique. Il s’agit d’un mâle, sautant hors de l’eau pour impressionner sa douce, et même s’il se situe à plusieurs centaines de mètres du rivage, du fait de sa gigantesque taille, nous n’avons aucun mal à l’observer. Nous n’en finissons plus de nous extasier à chaque saut, et les « wahou » fusent de toutes parts. Nous apercevons également un groupe de dauphins, mais aujourd’hui, ce ne sont pas eux qui ont toute notre attention.
Une des plages de Byron Bay
Nous effectuons ensuite les derniers kilomètres nous séparant encore de Sydney et nous découvrons le nord de la ville. André, y ayant travaillé et vécu 7 ans plus tôt, se fait un plaisir de me montrer les beautés des alentours, avec pour commencer, le quartier de Nightcliff, coup de coeur d’André, très vert et aux maisons style anglais.
Nous prenons ensuite notre pique-nique au North Head lookout, petit parc qui offre une magnifique vue panoramique sur la baie de Sydney. Le soleil est au rendez-vous, la ville m’apparaît déjà bien plus sympathique qu’à notre arrivée.
Enfin, nous rejoignons Manly, la plage du nord de Sydney, qui n’échappe pas à la règle générale, et attire donc les surfeurs des environs.
Nous nous éloignons de la ville pour la nuit et nous en profitons pour retourner dans les Blue Mountains. Pour rappel, nous y étions allés à notre arrivée en Australie, mais le temps nous avait empêché de faire, et même de voir, quoi que ce soit. A la place d’un épais brouillard, je découvre aujourd’hui la beauté des lieux. Au belvédère, les 3 Soeurs se dévoilent enfin et surplombent une vallée recouverte d’eucalyptus, qui donnent d’ailleurs son nom à la région: l’aspect bleuté se dégageant des arbres est le résultat de l’évaporation de l’huile des eucalyptus. Malheureusement, à l’exception d’une petite marche de quelques minutes pour nous glisser sous la jupe de l’une des nonnes, nous ne faisons pas grand chose dans le coin car un vent fort et glacial a raison de notre motivation. C’est dommage, il paraît que les randonnées sont très belles.
Nous nous rendons donc à plusieurs points de vue sur la vallée: Hargreaves, Govett’s leap puis Evans lookout. C’est ainsi sur ce deuxième site que nous faisons une rencontre inattendue. Au moment de quitter le parking, nous apercevons quelque chose qui bouge sur le bas-côté et il nous faudra quelques longues secondes pour identifier…un oiseau-lyre!!! J’avais déjà oublié l’existence de ce volatile, et le voilà qui surgit, presque sous nos roues, à seulement quelques jours de notre départ. Pas peureux du tout, je peux le poursuivre sans l’effrayer, à travers les broussailles pour le photographier, mais malheureusement, je n’ai pas le droit à sa fameuse danse de séduction. Pour la petite note, je constate ici qu’un oiseau-lyre n’est pas aussi coloré que j’avais pu l’imaginer jadis, dans ma tête de jeune écolière.
Quoi qu’il en soit, la boucle est bouclée, nous avons vu quasiment tous les animaux sauvages que nous espérions, à l’exception peut-être du kangourou arboricole. Nous pouvons quitter l’Australie, le coeur serein!






Oui hein, un peu décevant cet oiseau…Quant à l’appeau, je l’avais bien évidemment, mais j’ai dû me tromper d’enchaînement musical 🙂
Je croyais que c’était un faisan avec qq frisottis à cause du temps humide!! 😉
Tu n’avais pas ton appeau à oiseau lyre en rut?? Il t’aurait fait sa parade!!