Australie…the end!

Les Blue Mountains marquent la fin de nos escapades en Australie. Nous retournons sur Sydney pour y effectuer nos dernières courses/achats de souvenirs dans le marché Paddy’s, où nous nous sentons revenus quelques mois en arrière, en Asie. Nous nous trouvons en effet à côté du quartier chinois, et cela se voit. Nous retrouvons les stands vendant plein de bric-à-brac, des centaines de cochonneries souvenirs aux lingeries et tenues/déguisements coquins. Cependant, il n’y règne pas la même ambiance bordélique des marchés d’Asie, les allées sont ici larges et dégagées. Nous nous laissons ensuite évidemment séduire par un repas asiatique, en nous remémorant notre séjour là-bas. Que de beaux souvenirs nous avons…

Après cette vague d’émotions, nous nous rendons dans le sud de Sydney, voir la 2ème grande plage de la ville: Bondi. Il paraît que ce quartier regroupe les français expatriés, mais j’avoue ne pas avoir remarqué de touche tricolore, surtout que nous avons cherché, en vain, une bonne boulangerie pour fêter le 14 juillet. Un quartier français sans boulangerie n’est, selon moi, pas français! A Bondi, comme sur le reste des plages de la côte, les surfeurs s’agglutinent dans l’eau, pour attendre LA vague.

Je m’interroge d’ailleurs sur l’origine du « mythe du surfeur(se) ». En effet, nous sommes régulièrement « déçus » de constater que la personne sortant de l’eau avec sa planche n’a rien du « beau blond aux tablettes de chocolat » ou de la « belle minette aux fesses d’acier ». Les bedonnants dégarnis ne sont pas rares et les combinaisons wetsuits n’ont de toutes façons, rien de sexy. De plus, ceux-ci passent davantage de temps à attendre une vague, qu’à réellement dompter les rouleaux. Bref, oubliez le surf, l’Australie, c’est tellement de choses, autrement plus intéressantes que l’image que nous pouvons avoir de ce pays (ou du moins que j’avais)!

Nous rejoignons ensuite la ville de Richmond, à l’ouest, plus proche endroit de Sydney où nous pouvons passer la nuit gratuitement (après avoir adhéré au club des vétérans de la 2nde guerre mondiale). Nous avons ici accès à des douches chaudes, et nous ne les dédaignons pas par ce temps. Nous passons la journée du lendemain à ranger et nettoyer le van, faire du lavage, préparer le colis à envoyer (qui va nous coûter un bras du fait de l’équipement que nous avions acheté pour le van et que nous souhaitons conserver)…Bref, une journée qui à un mauvais goût de fin.

Le lendemain, nous regagnons Sydney, prenons possession de notre chambre à l’auberge et rendons le van. Enfin, je devrais plutôt dire « essayons de rendre le van », puisqu’en arrivant devant l’entrepôt, nous trouvons porte close jusqu’à lundi matin. Notre vol étant dimanche soir, nous maudissons la crétine qui nous a fait le dossier de location, nous demandant de rendre le van pendant les heures de fermeture. Après avoir contacté le service clientèle de Wicked, nous laissons le van à son sort, dans la rue, les clés « cachées » dans le pot d’échappement (eh oui, ces zozos n’ont en plus pas de boîte aux lettres), en espérant fort récupérer notre dépôt quand même.

Pour le dernier jour en Australie, nous visitons le jardin chinois, petite merveille de relaxation, que nous couplons avec celle de Chinatown.

  

Après une dernière meat pie dans la « célèbre » baraque à pies Harry’s, nous gagnons l’aéroport, rêvant déjà de la chaleur d’Hawaii.

L’Australie aura donc été un gros morceau de notre voyage: 4 mois, ce n’est en effet pas rien. Mais ce pays est tellement riche en découvertes et présente tant de facettes différentes que nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer. Nous avons ainsi roulé plus de 31 000 km, et cette nouvelle façon de voyager nous a plu, surtout qu’à la différence de la Nouvelle-Zélande, il est ici plus facile de trouver un endroit où passer la nuit gratuitement. Les journées n’ont donc pas été trop chargées et nous n’avons pas l’impression d’avoir dû nous dépêcher.

Comment résumer l’Australie…? Avant tout, nous pouvons dire qu’en matière de vie sauvage, ce pays tient ses promesses. Nous avons croisé au moins une fois dans la nature, tous les animaux symboles (ou non) de l’Australie: kangourous, émeus, koalas, wombats, échidnés, crocodiles salties et freshies, dromadaires, manchots, baleines/cachalots, dauphins, perroquets, platypus, casoars, koukaburras, oiseau-lyre…seul le kangourou arboricole n’est malheureusement pas sur la liste. Rien à voir avec le Québec donc, où il faut croiser fort les doigts pour espérer rencontrer un orignal, caribou, castor ou ours noir…

Côté paysages, l’Australie n’a rien à envier à d’autres pays. Elle possède de magnifiques plages et montagnes (pas très élevées certes, mais certaines réussissent tout de même à avoir de la neige l’hiver!); des formations rocheuses bien impressionnantes (Uluru, Olgas, Boulders, Great Ocean Road…) et des gorges à couper le souffle (PN Karijini, Blue Mountains…); des forêts humides dignes d’une jungle et des centaines d’espèces d’eucalyptus; des fonds marins exceptionnels; un désert rouge ou jaune, selon la latitude, immense; des parcs nationaux à n’en plus finir…Mais voilà, pour apprécier à sa juste valeur l’Australie, cela se mérite. Les distances entre chaque site étant en effet tellement longues, qu’on ne peut espérer voir tout cette richesse sans y passer du temps. Honnêtement, je ne saurai pas quoi conseiller en priorité, à quelqu’un ne venant que 2 semaines…Il y a du magnifique aux 4 coins du pays!

Quant aux australiens, il y aurait sans doute beaucoup à en dire, mais ce qui m’a le plus marqué, c’est certainement le nombre de personnes marchant pieds nus, où qu’ils se trouvent, et quel que soit le temps. Cela vient évidemment de mon éducation, mais les voir marcher sur le trottoir, faire leurs courses au supermarché, mettre de l’essence dans leur voiture ou aller aux toilettes publiques sans chaussures, m’a dépassée et je ne pouvais m’empêcher de regarder avec dégoût la couleur de leurs plantes de pieds, tout en m’imaginant la crasse sur leurs tapis ou moquettes…Bref, à part ce petit détail, j’ai adoré le nombre d’australiens qui nous ont abordés, juste pour parler quelques minutes, pour savoir d’où nous venions, et surtout, si nous aimions notre séjour chez eux. Leur culte du barbecue est également très appréciable, car il y en a, à disposition du public, absolument de partout! Par contre, culinairement parlant, à part les meat pies, il n’y a pas grand chose d’excitant, et surtout rien de très typique…Ah si j’oubliais, il y a le Vegemite, une pâte à tartiner couleur mélasse, mais à base de levure salée. Tout simplement, horrible!

Nous espérons maintenant qu’Hawaii nous apportera autant de bonnes surprises, mais comme mes parents doivent nous y retrouver pour leurs vacances d’été, cela ne pourra pas, de toutes façons, en être autrement!