Nous continuons notre découverte de Kauai, l’île jardin, par la visite à Wailua, du petit village traditionnel hawaïen reconstitué, Kamokila. Celui-ci se trouve sur les rives de la rivière Wailua, la seule rivière navigable de l’archipel d’Hawaii. Les membres de la famille royale aimaient y faire du canoë et s’y baigner. Ainsi, de nombreux temples (heiau) ont été érigés le long des berges, en leur honneur.
Une toute petite dame nous sert de guide pour la visite des différents bâtiments du village. Elle nous raconte tous les rites et coutumes des premiers habitants de Hawaii et nous initie à la médecine traditionnelle, nous faisant toucher, sentir, goûter ces plantes/arbres que nous ne connaissons pas, ainsi qu’à des jeux de bowling et de lancer de bâton. Elle en profite également pour nous faire une démonstration de hula, et pour nous chanter des chansons de sa composition, accompagnée de son ukulélé. Nous sommes agréablement surpris de cette visite et passons une belle matinée en sa compagnie.
Nous nous dirigeons ensuite vers le nord de l’île, avec tout d’abord un arrêt à la réserve d’oiseaux de Kilauea, où se trouvent de nombreuses espèces rares et endémiques d’Hawaii, que nous nous amusons à identifier: phaétons à queue rouge, fous à pieds rouges, frégate…Malheureusement, nous pensions également apercevoir des albatross, mais ceux-ci ont déjà quitté la région pour leur migration annuelle. Les baleines à bosses, qui viennent chaque hiver dans les eaux clémentes d’Hawaii pour se reproduire, ont également déjà déserté cette côte, mais nous apercevons tout de même dans la baie, des dauphins à long bec (spinner) par dizaines.
A gauche, phaéton à queue roue; à droite, frégate
Nous nous dirigeons ensuite tout au bout de cette route du nord. A son extrémité débute la côte Na Pali, accessible uniquement par bateau, par une longue randonnée, ou encore observable par les airs. Ne pouvant donc pas aller plus loin, nous faisons demi-tour et nous nous arrêtons à Princeville, où se trouvent le Queen’s bath. Il s’agit d’un bassin protégé par des rochers, qui se remplit d’eau de mer au gré des vagues et des marées. Il est ainsi possible de s’y baigner en toute tranquillité, alors que les vagues alentours se fracassent sur les rochers. Seules des tortues vertes peuvent ici braver la force de l’océan, avec une facilité déconcertante.
Le lendemain, après un tour dans le musée Kauai qui retrace l’activité volcanique de l’île, la faune et la flore, ainsi que la vie des premiers habitants et premiers colons, nous nous offrons le luxe d’un survol de l’île en hélicoptère. En effet, la côte Na Pali étant l’un des plus beaux sites d’Hawaii et n’ayant pas la possibilité de consacrer 3 jours à la randonnée qui permet de l’approcher, nous choisissons une solution à notre portée.
Notre choix se porte sur la compagnie Jack Harter, qui possède des petits hélicoptères couleur arc-en-ciel pour 4 passagers et qui propose des tours d’une heure, toutes portes ouvertes (ou plutôt enlevées). Nous sommes ainsi placés en fonction de notre poids: André et Dad à l’arrière, Mum au centre à côté du pilote, et moi à ses côtés. Nous sommes évidemment bien attachés à notre siège, mais je dois avouer que je ne fais pas la fière pendant la première 1/2h de vol. Je reste en effet cramponnée à ma poignée et même si j’ouvre grand les yeux pour ne pas rater une miette du spectacle, j’évite de trop regarder en bas. Je n’ai donc aucune photo de ces premières 30 minutes, comptant sur André et sur mon père, mais j’ai ensuite pris mon courage à 2 mains pour le reste du vol, encouragée par le reste de l’équipe. Après tout, il s’agit là de mon baptême d’hélicoptère et l’absence de portes rend l’expérience encore plus impressionnante!
Quoi qu’il en soit, nous nous régalons tous de cette folie, les paysages vus du ciel sont à couper le souffle: canyon Waimea, côte Na Pali, mont Waialeale, multitude de cascades cachées…Absolument sublime!!! Le temps est passé beaucoup trop vite et à peine posés, nous envisagions déjà de remettre ça sur une autre île!
Nous terminons ainsi en beauté notre exploration de Kauai, qui nous a énormément plu, avec toute sa végétation, ses poules sauvages et ses magnifiques paysages. L’étape suivante est l’île de Molokai, encore plus sauvage.









Merci beaucoup pour cette réponse puissamment compréhensive en faisant d’1 pierre (1 question) 2 coups (2 explications)!!!
J’attends toujours tes photos aussi 😉 Mais tu as raison, il faut que j’immortalise ma coupe, elle commence déjà à repousser! Il sera dur de retrouver une coiffeuse asiatique qui ne comprend pas un mot de ce qu’on dit, si je veux la refaire à mon retour! Je t’envoie ça rapidement!!
Enfin, j’entrevois ta nouvelle coupe de cheveux, j’attends toujours la photo d’ailleurs…
si, pendant un passage au-dessus de l’océan Emeline avait lâché la poignée qu’elle a essayé de dessouder pendant la première demi-heure, elle aurait dû tirer sur la languette rouge, sortir ainsi de cette sacoche jaune le gilet de sauvetage, le passer par-dessus la tête, l’attacher selon les prescriptions, tirer sur des cordelettes pour le gonfler, avant de chuter dans l’eau. Les écossais mâles ont un sac analogue au cas où ils gonfleraient trop leur cornemuse, et chuteraient dans un loch après leur envol. Les écossaises qui ne jouent pas de cet instrument n’en portent pas avec leur jupe.
Que sont donc ces sacoches jaunes à pompons que vous arborez fiérement?
Bisous à tous les 4.