Les merveilles de Maui

Nous poursuivons notre découverte de Maui avec la côte est, et notamment la route de Hana, réputée pour ses magnifiques panorama. Une journée complète est nécessaire pour en faire l’aller-retour, car les virages sont très serrés et les arrêts nombreux.

Notre première halte est aux Twin falls, qui s’atteignent après une petite marche à travers un jardin tropical. C’est d’ailleurs davantage cette balade qui nous plaît que la cascade en elle-même, car les fleurs que nous croisons sont superbement colorées, odorantes, et dépaysantes! Cependant, qui dit jardin tropical dit également moustiques, et malgré la petite pluie du jour, mes jambes deviennent rapidement le centre d’attention de ces assoiffées de sang, gâchant un peu la balade. Les chutes d’eau, quant à elles, se trouvent dans un écrin de verdure et d’eau, qu’il faut traverser pour s’en approcher. Du coup, seul mon père est allé les voir de près et nous autres nous contentons d’un aperçu lointain.

 

Nous nous arrêtons ensuite à l’arboretum Keanae, un petit chemin au milieu de plantes tropicales, étiquetées pour une partie d’entre elles. Là encore, les moustiques s’en donnent à coeur joie, mais nous en prenons tout de même plein les yeux.

 

L’étape suivante est la plage de Waianapanapa, qui résulte de la dégradation d’une coulée de lave, et qui est donc composée de sable noir. Il s’agit en fait plus de cailloux que de sable fin, mais elle est tout de même superbe, d’un profond noir charbonneux lorsque les vagues viennent la mouiller. Nous touchons enfin ici, un peu de l’activité volcanique de Hawaii.

Nous arrivons enfin à Hana, petit village sans intérêt, si ce n’est sa plage, minuscule parcelle de sable dit rouge, étonnant même si ce n’est pas si flagrant que ça! Il nous faut ensuite reprendre cette route tortueuse en sens inverse pour retrouver notre hôtel, et cela ne nous enchante guère!

Le lendemain, nous nous attaquons à quelque chose de taille, le volcan Haleakala. Grâce à son sommet qui, situé à 3055m de hauteur, est quasiment tout le temps au dessus des nuages, à sa très faible pollution lumineuse et à la qualité de son air, ce volcan est l’un des meilleurs sites d’observation des étoiles au monde. C’est pourquoi des observatoires ont été construits à son sommet, malheureusement, fermés au public.

 

Après quelques pauses lookouts, nous arrivons au centre d’informations, peu avant le sommet. A cette altitude, l’air est appauvri en oxygène, ce qui peut causer des dérangements comme des essoufflements, des nausées, des vertiges…Comme nous nous sentons tous bien, nous faisons la randonnée que nous avions envisagée. Il s’agit du début de la traversée de la caldeira du volcan, qui mène à l’un des cratères en son centre: 500m de dénivelé, 40 minutes pour l’atteindre, le double pour remonter, le tout dans un décor surréaliste. Cette immense caldeira, remplie de ses petits cratères, et qui n’a pour seule végétation des silverswords, une plante argentée qui ne fleurit qu’une seule fois au cours de ses 50 ans de vie, est un véritable paysage lunaire. Des astronautes viennent d’ailleurs s’entraîner ici pour tester leur équipement!

 

Après la randonnée, nous rejoignons le point le plus haut du volcan, où se trouvent les observatoires, pour assister au coucher du soleil, au dessus des nuages. Parfois, l’intégralité de ceux-ci se teint de rose, mais même si ce n’est pas le cas aujourd’hui et malgré le froid, nous apprécions le spectacle. Je suis cependant ravie de redescendre dans la vallée, car suite à l’effort de la marche, je commence à ressentir les dérangements liés à l’altitude. Un petit tour dans la piscine chauffée de l’hôtel remet tout le monde d’aplomb.

Pour notre dernière journée sur Maui, nous visitons le musée de la canne à sucre, avant de nous rendre à l’aquarium. Enfin, nous roulons jusqu’à la baie LaPerouse, au sud du volcan Haleakala. Ce site est le lieu de sa dernière éruption et bien que celle-ci date tout de même de 1790, l’endroit est encore totalement vierge de végétation. On ne trouve ici qu’une immense étendue de lave brune et concassée, qui nous laisse sans voix. Quel paysage de désolation!

  

Cela nous prépare donc à Big Island, l’île la plus à l’est, et donc la plus récente, que nous rejoignons ensuite.