Sitôt arrivés, sitôt repartis, nous reprenons à nouveau l’avion, direction le Pérou. Nous atterrissons à Lima, après 8h30 de vol. Nous perdons une fois de plus 2h, ce qui nous amène à -7h par rapport à la France, et seulement -1h par rapport au Québec! Sachant que nous arriverions au milieu de la nuit, nous avions pris soin de réserver une chambre dans une auberge, mais une fois à la réception, aucune trace de notre dossier. Génial, à 2h du matin, nous sommes ravis de ce « petit malentendu », surtout que, évidemment, l’auberge est pleine ce soir. Ils réussissent tout de même à nous dénicher une chambre dans l’hôtel voisin, moins chère, où nous devrons faire abstraction de l’odeur d’humidité, et après insistance, nous récupérons même le dépôt que nous avions payé pour l’autre chambre. Bienvenidos en Peru!
Lima est la capitale et la plus grosse ville du pays. Elle est située sur la côte centrale, au bord du Pacifique. Avec une agglomération d’environ 10 millions d’habitants, elle est la 5ème plus grande ville d’Amérique latine, après Mexico, Sao Paulo, Buenos Aires et Rio de Janeiro. Fondée en 1535 par le conquistador espagnol F.Pizarro, sous le nom de « la Ciudad de los Reyes » (= La Cité des Rois), elle devint capitale en 1822, après l’indépendance du pays.
Nous commençons par visiter son centre-ville, à une dizaine de kilomètres de notre hôtel, que nous avons choisi dans la ville de Miraflores, coin des backpackers. Nous découvrons ainsi le fonctionnement des bus publics, ou plutôt des minibus, et il s’agit là d’un véritable folklore. Tout d’abord, bien qu’il y ait quelques arrêts officiels, il est possible de monter à son bord à n’importe quel endroit sur son trajet: un feu, un croisement de rue, ou même en plein milieu de la circulation. Le bus ralentit et les passagers s’engouffrent à l’intérieur du véhicule. De plus, en plus du conducteur se trouve un rabatteur (cobrador), qui accroché à la portière, crie à tue-tête la destination du bus, afin de faire monter le maximum de personnes.
La ville conserve un patrimoine architectural important de l’époque coloniale et son centre-ville a ainsi été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1991. Bien que sous la grisaille une bonne partie de l’année, comme c’est le cas en ce moment, Lima est néanmoins une ville sympathique à visiter, notamment grâce aux couleurs vives des maisons qui égayent considérablement le tableau. Sa place principale, la Place des Armes ou Plaza Mayor, est le coeur de la cité créée par F.Pizarro, ainsi que le centre de l’Empire espagnol s’étendant à travers le continent. Il ne reste aucun bâtiment d’origine, à l’exception de la fontaine en bronze en son centre, datant de 1650. Cependant, cette place n’en est pas moins magnifique, avec ses bâtiments jaunes vifs aux balcons de bois, et ses parterres de fleurs rouges. Sur un de ses côtés se trouve le Palais de Gobierno, qui sert de résidence au chef de l’Etat, et qui est constamment surveillé par des militaires.
Nous visitons ensuite le monastère-église franciscain de San Francisco, lui aussi jaune, célèbre pour sa très belle bibliothèque, qui renferme 25 000 livres anciens, certains antérieurs à la conquête espagnole, mais malheureusement croulant sous la poussière et abîmés par l’humidité. Il est également réputé pour ses catacombes, avec près de 70 000 sépultures. Les os ont par la suite été classés, formant des tas de plusieurs mètres de profondeur de fémurs, crânes…C’est au cours de la visite guidée de ces catacombes que nous croisons un groupe de français, qui auraient pu tourner le film « les Bronzés à Lima ». Parlant fort et parlant bien, les voici donc qui s’exclament « Beurk, mais quelle culture que d’exposer ainsi ses squelettes! ». Heu…il me semble bien que nous avons la même chose à Paris, non?
Les photos étant interdites à l’intérieur, je ne peux vous montrer que sa façade!
Le lendemain, nous prenons une excursion à la journée pour visiter le site de Pachacamac. Celui-ci, situé à une trentaine de kilomètres de la ville, présente des ruines allant de la civilisation Lima (200-600 après JC) aux Incas (1450-1530). Cette citadelle précolombienne a occupé à différents moments des fonctions de carrefour commercial, de centre religieux et de centre administratif. Dominant les ruines de la cité, le Temple du Soleil a été construit par les Incas entre 1470 et 1533. Il servait pour offrir des sacrifices humains et diverses offrandes au Soleil. Autrefois, il était recouvert de plâtre rouge, rendant l’édifice très impressionnant, pour les habitants de la cité. Pour être honnête, nous n’avons pas été subjugués par cette visite car les ruines au milieu d’un paysage désertique jaune, ne sont pas très bien conservées, à l’exception peut-être du Temple du Soleil. Il est donc très difficile de s’imprégner la vie de l’époque. Cependant, à l’arrivée des espagnols, il s’agissait bien d’un site inca de première importance et d’une ville majeure.
A droite, le Temple du Soleil
Cette première approche de la culture précolombienne ne nous a certes pas emballés, mais nous a, du coup, donné envie d’en découvrir plus. Ces 2 jours à Lima nous ont également permis de construire un peu notre itinéraire pour les jours à venir. Nous partons donc pour le nord du Pérou, avec Huaraz en ligne de mire, avant de rejoindre l’Equateur. Nous réservons le sud du Pérou pour la suite.




Nan, mais quelle bande pigniouffe ces français, vous devez souvent avoir honte pour nous!!
J’ai hâte de voir la suite de vos visites!