Le lendemain de retour à Cuzco, nous prenons un bus en direction de Puno, sur les rives du lac Titicaca. Situé à 3812m d’altitude, il est le plus haut lac navigable au monde. Il marque de plus, la frontière entre le Pérou et la Bolivie vers laquelle nous nous dirigeons donc. Ce bus, dit touristique, marque des arrêts le long du trajet afin que nous puissions visiter les attraits qui s’y trouvent. Nous nous rendons donc à l’église de Andahuaylillas, aux vestiges du temple Wiracocha du village de Raqchi, un arrêt au point de vue de La Raya (4313m d’altitude), et pour finir, au musée archéologique de Pucara. Encore une fois, nous manquons de chance puisque notre bus présente un problème technique qui nous contraint à rouler très doucement. Nous arrivons donc 2 heures plus tard que prévu à Puno, après avoir dû changer de bus.
A gauche, les vendeuses de Raqchi; à droite, un alpaga très chevelu
Cette journée nous a également permis de revoir les 3 parisiens rencontrés sur les flancs du Machu Picchu la veille, avec qui nous passerons une très bonne soirée sur Puno, autour d’un steack d’alpaga. Ils prendront ensuite de l’avance sur nous pour le reste de leur voyage et nous n’aurons donc plus l’occasion de les croiser ailleurs que sur facebook.
Le lendemain, nous partons en excursion sur ce fameux lac Titicaca. De nombreuses îles s’y trouvent et nous n’avons évidemment pas le temps de toutes les visiter. Côté péruvien, nous nous contentons d’aller sur les îles Uros, ou îles flottantes. De même que leurs habitations, elles sont fabriquées à partir de roseaux légers, ou totora, qui poussent en abondance sur le lac. Les îles se composent de nombreuses couches de ces roseaux, complétées en surface au fur et à mesure que les roseaux pourrissent. Le tout repose sur une bonne épaisseur de tourbe, habilement ficelée aux roseaux. Cet amas de végétaux flottants pourrait donc se déplacer sur le lac, mais il est de plus, solidement ancré au fond. Toutes ces îles sont donc regroupées en un véritable village. Leurs habitants vivent de la pêche et du tourisme, enfin surtout du tourisme nous semble t-il, vu l’entrain qu’ils mettent à nous accueillir, puis à nous forcer à dépenser nos sols dans leur artisanat, ainsi qu’à faire un tour de leur bateau (réservé aux touristes) en roseau, à tête de dragon. Coincés sur 20m², nous n’avons pas bien d’échappatoire et nous nous sentons donc obligés d’acheter un petit quelque chose…Je ne regrette cependant pas d’avoir vu ces surprenantes îles à effet de matelas pneumatique, qui, même si elles manquent aujourd’hui d’authenticité, nous donne tout de même une belle idée de ce qu’était la vie d’autrefois de ce peuple. Nous avons également particulièrement aimé les pompons colorés que les dames portent depuis leur plus jeune âge, à l’extrémité de leur longues tresses noires, et qui se balancent lourdement à chaque mouvement de hanches.
Une fois sur la terre ferme, nous prenons un bus pour rejoindre Copacabana, de l’autre côté de la frontière et ajoutons donc un nouveau tampon sur notre passeport. Le Pérou nous aura beaucoup marqué, tant par sa culture que par la beauté de ses paysages: le Machu Picchu bien évidemment, ainsi que la Vallée Sacrée, nous a transporté au temps des Incas; Huaraz et ses sommets vertigineux que nous n’avions malheureusement qu’effleurés avant notre tour en Equateur, nous a laissé un goût amer d’inachevé, qui nous donne envie de revenir poser notre emprunte, au cours des fameux treks qui parcourent la Cordillère Blanche; Nazca et le mystère encore intact de ses pétroglyphes; le canyon de Colca et le gracieux vol de ses condors; l’Amazonie encore préservée…Bref, nous n’avons pas eu le temps que nous aurions aimé passer dans ce pays, mais je pense que nous avons tout de même eu un bon aperçu, suffisant du moins pour savoir que le Pérou nous a beaucoup plu!
Arrivés en Bolivie, nous prenons une excursion pour visiter une autre île du lac, la plus connue et la plus peuplée, l’Isla del Sol (=île du Soleil). Son nom originel était « Isla Titikaka » et c’est donc elle qui a donné son nom au lac. Même si la distance la séparant de la côte n’est pas très longue, plus de 2 heures de bateau sont nécessaires pour atteindre la partie nord, tant les moteurs de notre embarcation sont peu puissants. A l’époque inca, l’île était un sanctuaire et il s’y trouvait notamment un temple avec des vierges dédiées au dieu Soleil, d’où son nom d’aujourd’hui. Sur cette partie nord de l’île sur laquelle se trouvent les vestiges du temple labyrinthique de Chinkana. L’île est bien différente de celle visitée la veille au Pérou. Elle a ici un petit air d’île grecque, avec son eau bleue turquoise profond, sa rocaille aux couleurs variant du blanc au rose orangé, et l’ensemble est tout simplement superbe.
Le bateau nous amène ensuite à la pointe sud où se trouvent également des vestiges de temple, mais nous n’avons malheureusement pas eu assez de temps pour aller les voir et nous regrettons donc un peu de ne pas avoir choisi l’option de traverser l’île à pied, plutôt que d’aller au premier temple qui nous a fait perdre plusieurs kilomètres de marche. On nous avait pourtant dit qu’il était possible de tout faire, mais visiblement, ça n’est pas le cas…
Nous retrouvons ensuite Copacabana en fin d’après-midi, où nous enchaînons avec un bus, pour rejoindre la ville de La Paz, capitale de la Bolivie.






Oui il m’a tapé dans l’oeil moi aussi, même si habituellement je préfère les bruns 😉
Mais non faut pas, on sait tous les 2 que tu suivras sur nos traces dans pas si longtemps!!!!
C’est Michel Polnareff incognito !
xD j’adore
Je suis total en phase avec Jean-Nicolas car c’est exactement ce à quoi je pensais en vous lisant : les mystérieuses cités d’or avec Estéban, Zia et Tao sans oublier leur bavard volatile vert!!!!!!!
Comme Elfie, j’admire tout particulièrement la resplendissante chevelure gaufrée de cet alpaga!
Magnifique ce blond chevelu!
Woah!!! 🙂
Vous savez hein que vous marchez aux mêmes endroits qu’Esteban, Zia et Tao dans les Mystérieuses Cités d’Or! Moi je suis jaloux un peu!! 🙂